Le successeur de Bruno Le Maire au Quai d’Orsay annonce avoir demandé à tous les ministères de mettre au point un « agenda franco-allemand ».

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Le "oui" réticent des juges allemandsL'Express
Londres et Berlin s'interrogent sur les relations avec la RussieLe Monde
A Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel célèbrent "l'amitié franco-allemande"Le Figaro
Sarkozy et Merkel font front commun avant le G20La Croix
Merkel et Sarkozy veulent davantage contrôler Barroso
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Positions
Pour le successeur de Bruno Le Maire, les liens entre la France et l’Allemagne sont en effet des moteurs de la prise de décision européenne. « C’est une fusée à trois étages », a-t-il expliqué aux députés. Pour Pierre Lellouche, l’Europe ne peut peser sur le plan international sans un « véritable leader ».
Aussi le mécanisme européen de décision se décompose-t-il, pour Pierre Lellouche, en trois phases. Dans un premier temps, « il y a la volonté d’un grand pays ». Puis, le binôme franco-allemand, « élargi à la Grande-Bretagne », soutient cette initiative, avant d’emporter l’adhésion des autres partenaires européens. « Sans la France et l’Allemagne, il est impossible de rallier l’Europe pour ensuite peser sur le plan international. »
Reconnaissant que Berlin et Paris ont deux visions très différentes sur le plan économique, il a estimé que ces disparités ne mettaient pas en péril cet axe franco-allemand. « Dans l’Europe réunifiée, la relation franco-allemande sera différente mais aussi essentielle qu’elle l’a été auparavant », a-t-il estimé. « Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas d’autres relations possibles », a-t-il cependant ajouté, en mentionnant notamment les Britanniques.
« Gestes forts »
A quelques jours des élections législatives allemandes, qui se tiendront le 27 septembre, Pierre Lellouche a assuré qu’il fallait anticiper la prochaine phase dès maintenant. « J’ai demandé à tous les ministères la mise en place d’un agenda franco-allemand dès le mois d’octobre », a-t-il annoncé. Ce document devra, selon le secrétaire d’Etat, fixer des objectifs de coopération entre Paris et Berlin dans tous les domaines ministériels.
Mais ce n’est pas tout. Lors de sa visite à Berlin, fin août, Nicolas Sarkozy avait évoqué des « gestes forts » sur le plan franco-allemand, après les élections législatives (EurActiv.fr, 01/09/2009). Interrogé sur la création d’un poste de « ministre franco-allemand », pour lequel le socialiste Jack Lang s’est déclaré « disponible », Pierre Lellouche a répondu : « Cela fait partie des idées qui circulent. Pourquoi pas. Le problème, c’est qu’il faudrait peut-être qu’il ait la double-nationalité. En tous cas, cela mérite d’être regardé. »
Début novembre, la commémoration des 20 ans de la chute du mur de Berlin devrait également être l’un des signes forts de la coopération entre Français et Allemands.
Ces déclarations du secrétaire d’Etat aux Affaires européennes s’inscrivent dans la droite ligne des deux lettres envoyées récemment par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, à l’occasion des élections européennes et du G20. (EurActiv.fr, 03/09/2009)
Sur le front agricole, le très germanophile ministre de l’Agriculture français, Bruno Le Maire, a également co-écrit une missive avec son homologue allemande, Ilse Aigner. En juillet, ils avaient annoncé la création d’un groupe de travail franco-allemand pour préparer l’avenir de la politique agricole commune (PAC) (EurActiv.fr, 03/07/2009).
TURQUIE : LELLOUCHE PERSISTE ET SIGNE
Pierre Lellouche ne cesse de le marteler : « La France n’a qu’une seule position sur la Turquie. » Plus question, pour le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, de se prononcer en faveur de l’adhésion d’Ankara à l’Union européenne, comme il le fit à plusieurs reprises lorsqu’il était député.
« Nous sommes favorables au lien le plus fort possible avec la Turquie, sans aller jusqu’à l’adhésion », a-t-il dit aux députés.
« Le mandat de la négociation ouvert lors du Conseil européen de Copenhague en 2005 dit que si l’adhésion est impossible [...], alors il conviendrait de trouver une alternative », a ajouté l’ancien professeur à l’université de Galatasaray.
Au cours de son audition, il a également estimé qu’« aujourd’hui, la Turquie est la principale porte d’entrée de l’immigration illégale en Europe ». Des clandestins qui passent ensuite en Grèce, où 150 000 d’entre eux ont été arrêtés en 2008, a souligné Pierre Lellouche.
Pierre Lellouche ne cesse de le marteler : « La France n’a qu’une seule position sur la Turquie. » Plus question, pour le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, de se prononcer en faveur de l’adhésion d’Ankara à l’Union européenne, comme il le fit à plusieurs reprises lorsqu’il était député.
« Nous sommes favorables au lien le plus fort possible avec la Turquie, sans aller jusqu’à l’adhésion », a-t-il dit aux députés.
« Le mandat de la négociation ouvert lors du Conseil européen de Copenhague en 2005 dit que si l’adhésion est impossible [...], alors il conviendrait de trouver une alternative », a ajouté l’ancien professeur à l’université de Galatasaray.
Au cours de son audition, il a également estimé qu’« aujourd’hui, la Turquie est la principale porte d’entrée de l’immigration illégale en Europe ». Des clandestins qui passent ensuite en Grèce, où 150 000 d’entre eux ont été arrêtés en 2008, a souligné Pierre Lellouche.



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