Au Congrès, le président de la République n'a pas évoqué l’avenir de l’UE.
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Présidence de la République française - Elysée
Discours de Nicolas Sarkozy devant le Congrès 22 06 2009
EN BREF:
Deux minutes. C’est à peu près le temps consacré par le président français, Nicolas Sarkozy, à l’Europe dans son discours prononcé, lundi 22 juin, devant le Congrès réunis à Versailles. Une première depuis la modification de la Constitution adoptée à l’été 2008.
«J’ai déjà eu l’occasion de parler de la politique européenne de la France et de ce qu’elle souhaitait pour réguler la mondialisation. Aujourd’hui c’est de notre pays, de l’avenir qu’il peut se construire dont je suis venu vous parler», a précisé Nicolas Sarkozy au tout début de son allocution. Le message est clair: la préoccupation actuelle du président est de détérminer les projets de la France pour se sortir de la crise mais également pour l’après-crise. Et pas de lier l’Europe.
Signe à l’adresse de Bruxelles, le chef de l’Etat a dissocié le bon déficit dédié à l’investissement, du mauvais déficit «qui sert à gaspiller», avant d’annoncer le lancement d’un grand emprunt français pour financer les projets de la France. Il a également indiqué qu’après la crise, le prochain gouvernement aurait pour mission de rembourser intégralement le mauvais déficit. Le pays est actuellement observé par Bruxelles pour cause de déficit excessif. Avant le déclenchement de la crise, la France avait théoriquement jusqu’à 2012 pour éponger ses dettes.
«Je serai le président du mouvement», a indiqué Nicolas Sarkozy a l’issue de son discours. L’occasion de demander à l’UE d’évoluer également. «L’Europe doit changer aussi. Elle ne pourra plus fonctionner après la crise comme avant la crise. L’Europe doit se donner les moyens de participer à la transformation du monde. Le changement de la France et de l’Europe doivent aller de pair.»
Evoquant «le vieux pays», qu’est la France, elle-même située sur «un vieux continent», le président a enfin appelé les deux entités à changer.




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