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Consacré à l’immigration, le huitième conseil des ministres franco-allemand s’est tenu lundi 12 novembre à Berlin. A cette occasion, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont manifesté leur attachement à la réussite de l’intégration.

Au cours d’une visite d’une école berlinoise, en marge du conseil de ministres, le président français a ainsi averti : « Si nous n’avons pas le courage de maîtriser les flux migratoires, nous ne réussirons pas l’intégration car nos systèmes sociaux explosent ».

Justifiant ses propos en évoquant ses origines étrangères, Nicolas Sarkozy a déclaré que « les bons sentiments [étaient] très nécessaires », mais que nous avions « des responsabilités sur les épaules ».

Cette rencontre a été l’occasion pour le président français de défendre la politique de l’immigration menée en France. 

Revenant sur les bienfaits de l’immigration et le danger de la pureté ethnique, le président a néanmoins réaffirmé la nécessité, pour les immigrés, de respecter les lois et les valeurs du pays d’accueil. A cet égard, la chancelière allemande a insisté sur la maîtrise de la langue. « Il y a quelques règles de base sur lesquelles on ne transige pas », a-t-elle indiqué.

En outre, selon le chef de l’Etat français, l’intégration est « une double volonté, la volonté d’accueillir et la volonté de respecter la culture du pays d’accueil ». Angela Merkel a, quant à elle, mis l’accent sur un nécessaire changement de mentalité. Selon elle, « l’intégration n’est pas une voie à sens unique » et « les Allemands aussi doivent faire preuve d’ouverture ».

Nicolas Sarkozy a ainsi exprimé a plusieurs reprises sa volonté de traiter cette question au niveau européen. A noter que l’immigration a été présentée par le gouvernement comme l’une des priorités de la Présidence française de l’UE au second semestre 2008.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se sont également entretenus sur les grands sujets de l’actualité internationale, et notamment sur l’Iran.

A ce sujet, les deux dirigeants ont déclaré être sur la « même longueur d’ondes » et ont réitéré leur opposition à la maitrise par Téhéran de l’arme nucléaire.

Alors que le président français a déjà tenté à plusieurs reprises de convaincre ses partenaires européens d’imposer des sanctions à l’Iran, la chancelière allemande a affirmé qu’il y avait de « très large convergence de vues » entre Paris et Berlin sur ce dossier. « Si l’Iran ne change pas de position, on continue à réfléchir à des sanctions dans le cadre de l’ONU », a-t-elle poursuivi.

Nicolas Sarkozy a enfin rappelé  la nécessité de parvenir à « une unité de la communauté internationale, Chine et Russie comprises » sur cette question.