Le premier ministre français a démenti être candidat à la succession de M. Barroso dans un communiqué.
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communiqué de presse de soutien à la candidature de M. Barroso
Revue de presse
“Le premier ministre soutient sans réserve la reconduction de José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne”. Cette phrase est extraite d’un communiqué de presse publié par Matignon en début d’après midi lundi 7 septembre. Elle fait suite à une information du quotidien Le Monde, daté du 8 septembre, selon laquelle le premier ministre français entendrait “se poser en recours” pour diriger la Commission européenne si le président sortant, José Manuel Barroso, n’était pas adoubé par le Parlement européen d’ici la fin du mois de septembre. Un point que M. Fillon dément donc formellement. Du côté de la Commission européenne, on indique que "le président Barroso est le seul candidat proposé à l’unanimité par les 27 Etats membres".
Les chefs d’Etat et de gouvernement ont approuvé la candidature à sa succession de l’ancien premier ministre portugais pour un second mandat à la tête de l’Exécutif européen, lors du Conseil européen des 18 et 19 juin.
Si la droite (PPE), majoritaire au Parlement, a déjà apporté son soutien à M. Barroso, les Libéraux (ADLE) ont réservé leur décision à la prise en compte de leur programme par la future Commission. Quant au PSE, il a lié la candidature de M. Barroso au bouclage de son accord technique avec le PPE. Ce compromis, dégagé au mois de juillet dernier, octroie au PSE la présidence du Parlement européen pour deux ans et demi après le PPE. Les Verts, dirigés par Daniel Cohn-Bendit, sont ouvertement hostiles à M. Barroso mais n’ont pas proposé d’autres candidats.
S’il semble donc que M. Barroso ait toutes les chances d’être reconduit dans ses fonctions, le Parlement européen tarde à donner son aval. L’attente de la ratification du traité de Lisbonne est l’un des arguments des opposants à une prise de décision rapide. Mais c’est aussi la personnalité et le bilan du Portugais qui sont contestés.
Le hic: aucun autre candidat ne s’est aujourd’hui présenté. Le nom de François Fillon avait déjà circulé avant la pause estivale, sans réaction de l’intéressé. La candidature, cette fois démentie, du premier ministre français serait-elle un ballon d’essai de Matignon pour donner de nouvelles idées aux groupes politiques?
Dans ses lignes directrices pour les cinq années à venir publiées le 3 septembre, M. Barroso tente de donner des gages aux libéraux et aux socialistes du PE. Reste à savoir si les auditions du leader de l’Exécutif européen devant le Parlement, les 8 et 9 octobre, convaincront notamment le chef de l’ADLE, Guy Verhofstadt, très critique à l’égard de M. Barroso. “Si Guy Verhofstadt commençait à reprendre 3, 4 ou 5 nouveaux noms [pour la présidence de la Commission, ndlr] ça pourrait faire boule de neige”, commente un habitué des arcanes du Parlement européen. Reste qu’il y a aujourd’hui peu de chances qu’un Français accède au poste de président de la Commission.




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