Alors que les discussions sur le Kosovo ont été renvoyées au Conseil de sécurité de l’ONU, la France a reçu la visite en moins d’une semaine du président croate et du président bosniaque. La région des Balkans occidentaux devient un dossier de première importance pour l’Union européenne.
Revue de presse
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KosovoLe Monde
La Croatie "reconnaîtra l'indépendance du Kosovo" en accord avec Washington et l'Union européenneJournal du Dimanche
KosovoRTL
Pas de Serbie amputée du Kosovo dans l'UERomandie News
Kosovo
En bref :
La Croatie
Les relations entre la France et la Croatie semblent être au beau fixe. La Croatie vient d’être élue membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. A cette occasion, le président français, Nicolas Sarkozy avait adressé une lettre de félicitations à son homologue, Stjepan Mesi. Ce courrier a été perçu par certains comme un soutien affiché de la France à l’adhésion de ce pays à l’Union européenne.
« La France s’appuie de plus en plus sur la Croatie en tant que partenaire stratégique. Comme membre au Conseil de sécurité, nous avons obtenu une autorisation d’évaluation de la Croatie et je m’attends à ce que cela nous aide dans les négociations [pour l’adhésion à l’UE] », a déclaré la ministre des Affaires étrangères Kolinda Grabar-Kitarovic.
Le président croate s’est rendu en France en visite officielle du 16 au 18 décembre. Il a déclaré que son pays soutiendrait la position de l’Union européenne dans le dossier du Kosovo et reconnaitrait l’indépendance de la province si nécessaire.
Le 19 décembre 2007, deux nouveaux chapitres de négociation du processus d’adhésion ont été ouverts. 16 chapitres sur 35 sont maintenant en discussion, alors que la Turquie, qui a débuté le processus en même temps, n’en est qu’à six.
La Bosnie
En visite en France le 19 décembre, le président en exercice de la présidence collégiale de Bosnie-Herzégovine, Zeljko Komsic, s’est entretenu avec le président français sur le dossier du Kosovo. A l’issue de l’entretien, il a déclaré que son pays ne serait pas l’un des premiers à reconnaître l’indépendance de la province. « En cas d’action unilatérale, la Bosnie-Herzégovine va prendre la même position que celle de l’Union européenne et de l’OTAN » mais « je peux vous dire très ouvertement que nous ne serons pas dans les premiers. »
Sarajevo craint que l’indépendance du Kosovo lance une réaction en chaîne dans la région des Balkans. La Bosnie est composée de trois ethnies : bosniaque, croate et serbe. Cette dernière aspire fortement à plus d’autonomie ou d’indépendance, voir même à un rattachement avec la Serbie. Le précédent que créerait le Kosovo pourrait encourager les Serbes dans ce sens.
Le pays connaît une crise politique majeure depuis plusieurs semaines au sujet d’une réforme institutionnelle. La partie serbe du pays bloque entièrement le processus, craignant de perdre en autonomie. Douze ans après les accords de Dayton, la Bosnie n’est toujours pas un Etat politiquement viable.
Malgré cette réalité, Nicolas Sarkozy a soutenu les ambitions européennes de l’ancien champ de bataille de l’ex-Yougoslavie, lors de la visite du président bosniaque. Le président français a « salué le paraphe de l’accord de stabilisation et d’association (entre l’Union européenne et) la Bosnie-Herzégovine », le 4 décembre dernier. Il a reçu, en retour, une invitation à se rendre, en 2009, en visite officielle à Sarajevo.




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