Selon les Nations unies, les forêts tropicales reculent au rythme de 13 millions d'hectares par an. Leur disparition au profit de l'agriculture, de l'élevage ou du commerce du bois est à l'origine de 18 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. L'accord de Copenhague, s'il n'a pas encore été signé, a permis d'avancer sur la question de la lutte contre la déforestation, qui est en discussion depuis plusieurs années. Officialisé lors de la conférence d'Oslo le 27 mai dernier, le partenariat mondial pour la protection des forêts tropicales, initié dans le prolongement de Copenhague, devrait permettre d'enclencher le processus, avant que le mécanisme REDD (Reducing emissions from deforestation and degradation) soit réellement mis en œuvre. Le partenariat mondial se traduit par un engagement financier des pays industrialisés (Allemagne, Australie, Danemark, Etats-Unis, France, Japon, Norvège, Royaume-Uni, Suède) en faveur des pays forestiers du Sud (une quarantaine d'Etats). Quatre milliards de dollars devraient être mis sur la table pour la période 2010-2012 afin de financer des programmes de lutte contre la déforestation. 

Si la machine semble lancée, reste à définir la mise en œuvre concrète de ce dispositif. De nombreuses questions sont posées quant à la cohérence des politiques, l'ingérence ou encore les niveaux d'actions.