Les experts des Etats membres sur le climat se réunissent à Bruxelles. Ils vont notamment faire le point sur la situation du marché du carbone, suspendu pour une semaine.

Les fraudes sur le marché de CO2 sont liées à une mauvaise sécurité
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Commission européenne
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Rapport de Michel Prada sur la régulation des marchés de CO2
Depuis le 19 janvier à 19h et jusqu’au 26 janvier, la Commission européenne a suspendu les transactions sur le marché spot de CO2. Des attaques pirates en Autriche, République tchèque, Pologne, Estonie et Grèce l’ont obligée à stopper tous les échanges pour l’ensemble de l’Union européenne.
Après des fraudes à la TVA sur ce même marché au début de l’année 2010, des vols ont été cette fois-ci constatés, a indiqué la Commission. Lors d’un point presse, jeudi 20 janvier, la porte-parole de la commissaire au Climat, Connie Hedegaard, a évoqué des fraudeurs " qui ont accès au compte de l’entreprise, volent les émissions et les revendent sur les marchés au comptant”.
500 000 permis d’émissions auraient été concernés, selon Bruxelles. En République tchèque, la fraude est d’un montant de 7 millions d’euros.
La fraude serait liée à la mauvaise sécurisation des registres nationaux, sur lesquels sont comptabilisés les quotas de CO2. 14 Etats sont pointés du doigt par la Commission. L’exécutif a cependant refusé d’énumérer la liste des pays concernés, tout en précisant que l’Allemagne n’en faisait pas partie. Victime de fraudes, Berlin a dû mettre son système aux normes récemment.
Le comité des experts du climat, qui se réunit à Bruxelles vendredi 21 janvier, va faire le point sur la situation. Une enquête a été lancée par les Etats membres pour identifier la source de la fraude.
Le système devrait se remettre en marche le 26 janvier. Mais uniquement pour les pays qui respecteront les critères de sécurité fixés par les experts.



Réactions
EHS (non vérifié), le 21/01/2011
Donc ,finalement les adversaires du système de la vente des certificats de CO2 auraient eu raison! Encore de l'argent fictif qui circule, encore un aspect "casino" de ce qui aurait dû être une politique de partage des charges. Comment la Commission n'a-t-elle pu prévoir que des fraudes seraient possible et exiger dès le début les contrôles de sécurité? On se demande décidément si la Commission européenne est capable de gérer "en bon père de famille" les affaires lui confiées.
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