« Si nous voulons parvenir à une meilleure sécurité, je suis convaincu que nous avons besoin d’une liste noire mondiale », a déclaré le commissaire européen aux Transports, Antonio Tajani, le 30 juin.

"La liste noire européenne fonctionne plutôt bien en Europe", a-t-il dit. Depuis mars 2006,  les compagnies qui avaient été repérées par les Etats pour leurs problèmes de sécurité ont été regroupées dans une liste noire européenne.

Les avions enregistrés auprès de l’UE doivent respecter des critères stricts de sécurité à la fois dans leur conception et dans leur construction. Des inspections régulières sont également menées tout au long du cycle de vie d’un avion enregistré en Europe.

Inquiétudes européennes en amont du crash

L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA), responsable de la certification des opérations de maintenance en dehors des nations européennes, a accordé à Yemenia Airways le droit de maintenir des appareils enregistrés en 2006 auprès de l’UE. Cette autorisation a été suspendue en février cette année, à la suite d’un ensemble d’inspections d’audit, selon les déclarations d’EASA à Reuters.

Cette décision n’aurait pas affecté l’Airbus A310 qui s’est écrasé le 30 juin au large des Comores, puisque cet avion était enregistré au Yémen. Mais l’événement alimente les inquiétudes européennes sur le transport aérien, après que la France a déclaré avoir banni ce même appareil de ses aéroports. La Commission européenne a rappelé que l’avion qui s’est écrasé avait fait l’objet d’une enquête européenne en 2007.

Mardi, le Yémen a démenti tout problème de sécurité avec sa compagnie aérienne et affirmé que ses appareils étaient toujours entretenus de la meilleure manière qui soit.

Un propriétaire américain

L’avion qui s’est écrasé est enregistré au Yémen mais est indirectement la propriété du gouvernement américain. En effet, l’International Lease Finance Corp (ILFC), qui a loué l’avion à Yemenia en 1999, n’est autre qu’une filiale de l’assureur AIG, détenu à la hauteur de 80% par l’Etat américain,

Basée à Los Angeles, l’ILFC, s’est abstenue de tout commentaire. 

(EurActiv.com avec Reuters. Traduit de l’anglais par EurActiv)