Une conclusion du cycle de Doha, dans le cadre des négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), rendrait les règles du commerce plus transparentes et prévisibles et réduirait ainsi les risques pour les PME qui ont des activités à l'étranger, a déclaré le président d'Eurochambres, Alessandro Barberis, à EurActiv.com.
L'actuel cycle de négociation commerciale a débuté en 2001, et s'est grippé en 2008 en raison de désaccords profonds sur les règles d'importation agricole. L'objectif des négociations est d'abaisser les barrières commerciales et d'augmenter le commerce mondial, mais les différends entre les pays développés et en développement se sont révélés jusqu'ici insurmontables.
La facilitation du commerce, comme par exemple un dédouanement plus rapide, peut réduire les coûts. Les PME sont également en première ligne pour bénéficier des changements dans l'accès au marché, l'investissement et les services, en cas d'achèvement du cycle de Doha.
M. Barberis a mis en garde contre l'utilisation accrue de barrières non tarifaires par les pays tiers, qui cherchent à empêcher l'implantation des entreprises européennes sur leurs marchés au mépris des accords de l'OMC.
Flexibilité du marché du travail
S'exprimant sur l'état de l'économie, il a mis en avant les réformes qui devaient être menées à bien pour que l'Europe puisse se remettre sur la voie d'une reprise durable. "Les réformes du marché du travail menant à davantage de flexibilité et de productivité seront essentielles afin de restaurer la croissance", a-t-il ajouté.
"De ce point de vue, nous avons de grandes attentes concernant l'Innovation Act de la Commission, et également vis-à-vis des propositions de l'exécutif sur la stratégie de l'UE pour 2020", a-t-il déclaré.
M. Barberis a indiqué que la situation financière d'un certain nombre d'Etats membres de l'UE rendrait la durabilité de la reprise encore plus délicate, mais que ce problème pouvait être réglé à la fois par une protection sociale audacieuse et des réformes fiscales.
Il a déclaré que les domaines-clefs dans lesquels la communauté des entreprises observerait la nouvelle Commission pour une nouvelle impulsion seraient les partenariats public-privé, le soutien aux PME innovantes, l'entreprenariat et la durabilité.
"Les entreprises doivent être reconnues comme une partie de la solution au problème du changement climatique et Eurochambres appelle à un accord international sur le changement climatique qui engage de manière effective les plus grands producteurs mondiaux d'émissions, sans pour autant détériorer la compétitivité européenne", a déclaré M. Barberis.



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