Annoncé le 2 juillet 2009, le nouveau dispositif de microfinancement est destiné à aider les personnes ayant perdu leur emploi ou désireuse de lancer leur activité mais ne pouvant pas avoir accès aux aides bancaires traditionnelles. Les intéressés pourront bénéficier d’un prêt plafonné à 25 000 euros. « Les jeunes et les micro-entreprises en particulier connaissent de graves problèmes pour obtenir des prêts », a indiqué un fonctionnaire de la Commission.

D’un montant initial de 100 millions d’euros déployés sur quatre ans, le fonds a été prélevé sur d’autres lignes budgétaires et représente une réallocation de sommes existantes plus qu’une injection d’argent nouveau. L’initiative sera susceptible de générer un effet de levier de 500 millions d’euros si l’on ajoute le Fonds européen d’investissement (FEI), ainsi que les prestations des autres établissements financiers. Le fonds sera réparti entre les banques locales et les organismes non lucratifs dans le cadre d’un programme conduit en partenariat avec la Banque européenne d’investissement (BEI), a précisé la Commission.

Selon le commissaire chargé de l’Emploi et des Affaires sociales, Vladimír Špidla, l’UE assumera le « premier risque » en fournissant le financement et les garanties aux entrepreneurs. La BEI acceptera le « second risque », tandis que les autres investisseurs bénéficieront d’un certain degré de protection par la disponibilité des fonds européens.

En outre, le Fonds social européen pourrait intervenir pour obtenir des rabais des taux d’intérêt. Il pourrait également financer des actions de conseil et d’assistance aux entrepreneurs qui bénéficieront du fonds de microfinancement.

POSITIONS :

« La crise économique conduira à une perte de 3,5 millions d’emplois à travers l’Europe cette année. La crise financière a asséché le crédit pour ceux souhaitant commencer ou développer leur propre entreprise », a déclaré le commissaire à l’Emploi et aux affaires sociales, Vladimír Špidla.

« Dans la récession actuelle, nous voulons offrir un nouveau départ aux chômeurs par le biais d’un accès facilité au crédit pour monter ou développer de nouvelles activités. Et nous souhaitons aider les petites entreprises à se développer encore plus malgré la crise. Cela aidera à créer de nouveaux emplois », a-t-il poursuivi. « L’UE peut apporter une véritable valeur ajoutée en maximisant l’effet de levier, en coopération avec le groupe BEI, donnant aux personnes une chance de réaliser leurs rêves comme entrepreneurs. »

Eurochambres, l’association des chambres de commerce européennes, a salué la nouvelle initiative, présentée comme « un outil précieux pour stimuler l’entreprenariat et créer de nouveaux emplois ». « Grâce au fonds, les personnes souhaitant débuter leur propre microentreprise pourront obtenir des prêts jusqu’à 25 000 euros », a souligné Eurochambres, « ainsi que de recevoir l’assistance en terme de tutorat, de formation et de coaching ».

La nouvelle infrastructure de microfinancement a été saluée par l’eurodéputé britannique condervateur Giles Chichester, déclarant que « le fonds serait facilement rentable et créerait les bases solides de la future croissance économique.»  « Nous devons faire de notre mieux pour adopter cette initiative rapidement au Parlement. De nombreuses petites entreprises ont besoin de ce soutien dès que possible », a-t-il ajouté.

CALENDRIER :

  • Du 24 au 26 nov. 2009 : Semaine européenne de la microfinance 
  • Début 2010 : vote du Parlement et du Conseil sur le microfinancement