Claude Allègre organisera des assises européennes de l’innovation cet automne. Un sujet clef du troisième cycle de la stratégie de Lisbonne, lancé en mars 2008.
Documents officiels
Présidence de la République française - Elysée
Lettre de mission de Claude Allègre par Nicolas SarkozyMission "L'Europe dans la mondialisation"
« une stratégie européenne pour la mondialisation » Laurent Cohen-TanugiConseil européen
conclusionsConseil européen
communication « Travaillons ensemble pour la croissance et l’emploi.Un nouvel élan pour la stratégie de LisParlement européen
fiche technique sur la stratégie de Lisbonne
Positions
Comité économique et social européen
Publication sur la stratégie de LisbonneBNP Paribas
"Où en est la Stratégie de Lisbonne ? L’avancée des réformes structurelles" par Eric Vergnaud
Revue de presse
Le Parisien
"Claude AllègreAgence France Presse
Claude Allègre chargé par Nicolas Sarkozy des Assises européennes de l'innovationLe Figaro
Claude Allègre « Au PS, il faut des bâtisseurs, pas des magouilleurs»
« Concrétiser et amplifier la stratégie de Lisbonne ». C’est l’un des vœux formulés par le président français, Nicolas Sarkozy, dans la lettre de mission adressé le 28 août à l’ancien ministre de l’Education de Lionel Jospin, le socialiste Claude Allègre. Rien d’étonnant, la Présidence française ayant fait de la relance de la stratégie de Lisbonne l’une des ses priorités.
Claude Allègre aura donc pour mission de “faire en sorte que l’économie de la connaissance devienne (…) un moteur de développement de l’Europe”. A cette fin, il sera entouré de personnalités françaises et européennes et présentera des propositions concrètes à l’automne. Premier objectif : l’organisation des assises européennes de l’innovation cet automne.
Une tâche qui devrait lui rappeler les assises françaises de l’innovation qu’il a organisées en 1998. Ministre de l’éducation jusqu’en mars 2000, Claude Allègre avait également participé à l’élaboration de la stratégie de Lisbonne en 2000.
Une mission qui s’annonce « difficile » selon les termes utilisés par l’ancien ministre dans une interview au Figaro Magazine. Et pour cause, le manque de volonté des Etats membres et la faiblesse des moyens financiers sont les raisons essentielles de l’échec de la stratégie de Lisbonne.
Or face aux progrès rapide de la Chine, de l’Inde et du Brésil, l’Europe a de quoi être « inquiète », a indiqué Claude Allègre au Figaro.
Un point de vue partagé par l’avocat, Laurent Cohen-Tanugi, auteur d’un rapport sur l’Europe dans la mondialisation, qui a servi de base aux premières réflexions des Etats membres en mars 2008. « Si elle ne fait rien, l’UE sera marginalisée d’ici 2020, face au dynamisme des Etats Unis et face à l’émergence de nouveaux pôles en Asie », explique Cohen-Tanugi, dont le rapport propose d’entamer une réflexion sur la stratégie de Lisbonne après 2010. (Lire l’interview d’EurActiv.fr)
Quel lien entre la mission de Claude Allègre et le rapport Tanugi, qui a peu fait parler de lui depuis le Conseil européen de mars? L’initiative des assises européennes de l’innovation « se situe dans le droit fil de mon rapport qui préconise de recentrer sur la compétitivité par l’innovation, sur ce que j’appelle « Lisbonne Plus », estime l’avocat actuellement.
Dernière initiative de la Présidence française pour renforcer l’innovation en Europe : la mise en place d’un groupe de travail rassemblant le collège des coordinateurs nationaux de la stratégie de Lisbonne pour réfléchir à l’après 2010. C’est la ministre de l’économie, Christine Lagarde, qui représente la France.
Entre 2000 et 2006 les investissements européens dans la recherche et développement ont stagné entre 2 et 2.25 %. Ils sont même en baisse à l’échelle européenne. Alors que la stratégie de Lisbonne prévoyait que l’UE atteigne 3% en 2010.
Malgré ces résultats mitigés, c’est bien la France qui tente aujourd’hui de changer la donne. « Je pense que le pays est bien placée pour faire avancer le dossier. La France est le premier pays à avoir proposé une vision pour l’après 2010 », estime Cohen-Tanugi.
Pour autant, les actions de cet automne ne devraient pas déboucher sur des engagements concrets. « Il s’agit d’initier un mouvement de réflexion ». Car, «de manière réaliste, la Présidence française ne peut que mettre le projecteur sur un sujet. »
Contexte :
Les 13 et 14 mars 2008, le Conseil européen a lancé le troisième cycle de la stratégie de Lisbonne pour la période 2008-2010. Ce troisième cycle est recentré sur la compétitivité et l’innovation. C’était une proposition de la mission sur «l’Europe dans la mondialisation : 2015 », présidée par l’avocat Laurent Cohen-Tanugi et nommée par les ministres français Christine Lagarde et Xavier Bertrand. La Présidence française du Conseil européen est donc aux commandes d’une réflexion sur la stratégie de Lisbonne, après 2010, comme l’y avait invité le Conseil européen de mars dernier.




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