Selon Mme Malmström, la Stratégie de Lisbonne a été couronnée de succès à bien des égards. Elle admet néanmoins qu’il subsiste un « hiatus de réalisation» entre les engagements pris au niveau européen et ce que les pays font au niveau national.
« Pour inverser ce contexte, nous devons tirer des conclusions pour l’élaboration d’une nouvelle stratégie pour une croissance durable et le plein emploi dans la prochaine décennie. Au niveau national, nous devons donner la priorité aux réformes et réaliser de bons résultats », a-t-elle déclaré.
Mme Malmström a affirmé que son pays avait essayé de se préparer au mieux pour la présidence suédoise, depuis plusieurs années. Elle a rendu hommage au format de « trio de présidences » (EurActiv.com 20/11/08). Tout en laissant entendre que Stockholm avait appris à prévoir l’imprévu après avoir assisté au déclenchement de la guerre en Géorgie au début de la présidence française (EurActiv.com 19/08/08), et à la crise du gaz dans les toute premières heures de la présidence tchèque (voir le Dossier d'EurActiv.com).
« On ne peut échapper au fait que même si la préparation est importante, les choses peuvent parfois sortir des rails. Comme le chantait John Lennon : « La vie, c’est ce qui t’arrives alors que tu es occupé à organiser autre chose » », a confié Mme Malmström.
Selon la ministre suédoise des Affaires européennes, l’objectif prioritaire de son pays pendant sa présidence de l’UE sera de s’attaquer à la crise économique mondiale, de manière à ce que l’UE puisse en sortir dans une position plus forte. Il s’agit également pour l’Europe d’assumer sa responsabilité dans la lutte contre le changement climatique dans la perspective du sommet de Copenhague de décembre 2009, qui doit décider de la deuxième phase du protocole de Kyoto.
Elle a déclaré que Stockholm soutenait le traité de Lisbonne et comptait s’assurer de sa mise en œuvre dès le départ, tout en reconnaissant que la responsabilité de la ratification était détenue par les Etats membres.
« Au regard des défis auxquels nous devons faire face, moi-même ainsi que le premier ministre Fredrik Reinfeldt, nous avons appelé à une trêve des partis pendant la présidence suédoise. Lors de la présidence suédoise de 2001, nous nous étions mis d’accord avec le gouvernement socio-démocrate d’alors pour dire qu’une présidence réussie primait les batailles partisanes. Cependant, l’opposition a jusqu’à maintenant rejeté notre approche », a déclaré Malmström.
Pour lire l’interview dans son intégralité, cliquez ici.



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