Gonfler la production d'un gaz réfrigérant appauvrissant la couche d'ozone (HCFC 22) afin de fabriquer un sous-produit à l'énorme pouvoir de réchauffement global (HFC 23) et le détruire afin de générer des crédits carbone qui in fine ne correspondent plus à de réelles émissions de gaz à effet de serre. Cette aberration environnementale n'est pas le cauchemar d'un scientifique du Giec, mais est due à une faille du mécanisme du développement propre (MDP), l'un des outils de réduction des émissions de CO2 créés par le protocole de Kyoto. Elle a été mise en lumière en juin dernier par trois ONG - Noé21, CDM Watch et l'Environmental investigation agency (EIA).