Lors d'une conférence de presse commune, l'Allemande et le Français ont fait le point sur la réforme qu'ils comptent proposer aux dirigeants de l'UE. La chancelière allemande a lâché du lest.
Un pas en avant, trois pas en arrière…Nicolas Sarkozy a, annoncé lundi 5 décembre, avoir conclu avec Angela Merkel un accord complet sur la gestion des crises dans la zone euro qui sera soumis aux autres dirigeants des pays de l'UE lors du sommet européen qui s'ouvre jeudi 8 décembre à Bruxelles.
"Nous voulons un nouveau traité" européen, si possible à 27, sinon entre les 17 Etats de la zone euro et ouvert à d'autres pays, a dit le président français à l'issue de deux heures d'entretiens avec Angela Merkel au Palais de l'Elysée.
Règle d'or
Paris et Berlin souhaitent des sanctions automatiques en cas de non-respect de la règle du déficit public inférieur à 3% du PIB pour les pays de la zone euro et l'adoption par ces pays d'une règle d'or d'équilibre budgétaire, a-t-il précisé.
Il faudra une majorité qualifiée pour s'opposer à de telles sanctions, a-t-il ajouté.
La Cour de justice de l'Union européenne vérifiera si les budgets respectent cette règle d'or, ont confirmé les deux dirigeants. Mais la CJUE ne sera plus chargée de contrôler directement le respect des règles du pacte de stabilité par les Etats, comme le souhaitait la chancelière allemande.
Non aux eurobonds
Les deux pays veulent d'autre part avancer l'entrée en vigueur du mécanisme européen de stabilité à 2012 au lieu de 2013, a également dit Nicolas Sarkozy.
Les deux dirigeants ont réaffirmé leur confiance en la Banque centrale européenne et leur promesse de s'abstenir de commentaires sur la politique de la BCE.
"Les eurobonds ne sont en aucun cas une solution à la crise", a enfin indiqué Nicolas Sarkozy, qui s'est dit en accord avec Angela Merkel sur ce point.
Par ailleurs, les deux dirigeants ont répété que le secteur privé ne serait pas sollicité pour d'autres pays que la Grèce.





Réactions
Gwen (non vérifié), le 06/12/2011
Quand on sait à quel point les ministres ont dépensé de l'énergie pour affaiblir les textes législatifs proposés par la commission ECON du Parlement européen, il y aurait de quoi rire si ces dirigeants inconséquents ne nous envoyaient dans le mur !
D'autre part, il est temps que cesse le diktat franco allemand refusant à la fois le droit de faire des propositions aux autres états membres et le rôle des institutions européennes !
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