Les réunions des ministres des Finances de la zone euro puis de l'UE se sont achevées sans qu'aucune décision sur la mise en oeuvre du mécanisme permanent de gestion des crises ne soit prise.
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Déclaration d'Herman Van Rompuy sur l'accord FMI/UE à propos de l'Irlande, 28/11/2010Conseil de l'Union européenne
Communiqué de presse du conseil Ecofin du 7 décembre
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Après l'échec des réunions de l'Eurogroupe et de l'Ecofin lundi 6 et mardi 7 décembre, le Fonds monétaire international (FMI) a appelé les Européens à trouver une solution d'ensemble à la crise de la dette qui frappe la zone euro.
Les ministres des Finances des Vingt-Sept se sont séparés sans faire aucune nouvelle annonce. Ils ont préféré laisser le soin au sommet européen des 16 et 17 décembre de mettre en oeuvre la décision du 28 novembre dernier sur la création d'un mécanisme permanent de gestion des crises impliquant une participation progressive et au cas par cas du secteur privé.
La Commission européenne, qui devait faire une proposition en ce sens a elle aussi décidé de surseoir, afin de laisser le temps au président du Conseil européen Herman Van Rompuy de clarifier les options à disposition pour modifier le traité.
Ces retards ont été critiqués depuis Athènes par le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, mardi 7 décembre.
La veille, il s'était heurté au refus de plusieurs pays, dont l'Allemagne, de relever les capacités du fonds "zone euro" de 440 milliards d'euros. Le mécanisme permanent en sera très largement inspiré.
Ce débat n'est cependant pas éteint et le ministre belge des Finances, Didier Reynders, dont le pays préside l'UE ce semestre, a insisté sur le fait que la taille de ce mécanisme sera sujette à révision. "Les discussions vont se poursuivre", a-t-il déclaré lors de la conférence de presse finale de l'Ecofin.
"Les eurobonds divisent"
Autre point de discorde entre responsables économiques et monétaires européens, la création d'Eurobonds, ou "E-bonds". Sans être à l'agenda, ce sujet a aussi fait couler beaucoup d'encre.
Jürgen Stark, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), s'y est dit mardi opposé alors que l'Italien Lorenzo Bini Smaghi, lui aussi membre du directoire, a jugé que le débat était utile.
Plusieurs ministres ont souligné que de tels "E-bonds" se heurtaient à des problèmes pratiques et techniques qui rendaient leur création difficile à court terme.
Le conseil Ecofin a donc surtout été l'occasion d'adopter formellement le plan d'aide à l'Irlande, dix jours après en avoir donné le feu vert politique.
Deux décisions ont été prises : débloquer les 22,5 milliards d'euros correspondant au Mécanisme européen de stabilité financière (MESF) - garanti par le budget communautaire à hauteur de 60 milliards d'euros - et porter à 2015 le délai octroyé à l'Irlande pour ramener ses déficits sous la barre des 3% du PIB fixée par le Pacte de stabilité et de croissance.
Parallèlement, à Dublin, le Parlement irlandais a voté le budget d'austérité mis sur pied par le gouvernement de Brian Cowen.





Réactions
Mark Hitti (non vérifié), le 08/12/2010
Le soutien demandé par le FMI correspond encore à une augmentation de la dette publique des Etats européens stables. C'est ce que refuse de faire en tête l'Allemagne. Ce désaccord fondamental remonte au G-20 de Toronto où les Etats-Unis s'étaient vus refuser leur idée de relance généralisée des économies européennes. Pour de nombreux pays de l'Union, l'assainissement passe par une période d'austérité économique pour répondre aux échéances des investisseurs.
Et il semble de plus en plus probable que l'Allemagne, les pays scandinaves et d'autres petits pays (Belgique, Luxembourg, Autriche) soient d'accord pour le moment venu mettre des pays européens en faillite. "Les conditions seront toutes propres à la situation de chaque pays" selon la chancelière allemande. L'idée d'un moratoire sur les dettes fait son chemin au sein de la diplomatie européenne, bottant ainsi en touche la philosophie d'un soutien sans fin au secteur financier.
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