L'Allemagne a fixé un moratoire sur le prolongement de la durée de vie de ses centrales. En France, des ONG et des parlementaires demandent un référendum.

La catastrophe nucléaire japonaise pourrait-elle avoir lieu en Europe? © Droits réservés
Documents officiels
Conseil de l'Union européenne
Directive sur la sûreté nucléaire, juin 2009Gouvernement allemand
Déclaration d'Angela Merkel et Guido Westerwelle sur le Japon, 14 mars 2011
Revue de presse
Alors que le Japon va peut-être devoir affronter une catastrophe nucléaire, les réactions sont vives en Europe. Gouvernements, ONG, personnalités politiques, nombreux sont ceux qui s’inquiètent qu’un tel accident puisse intervenir sur le continent.
Le commissaire à l’Energie, l’Allemand Günther Oettinger, a convoqué une réunion des représentants des autorités nationales de sûreté nucléaire et des industriels du secteur mardi 15 mars, pour faire le point sur la situation du Japon.
En Allemagne, la catastrophe survenue au Japon pourrait bien avoir des conséquences sur la politique énergétique du gouvernement. Notoirement opposé au nucléaire, le pays avait décidé de prolonger la durée de vie de ses centrales pour 12 ans en moyenne.
Rien ne pourra être comme avant
Mais Angela Merkel et son ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle ont annoncé, lundi 14 mars, la mise en place d'un moratoire sur le nucléaire pour trois mois. Après un incident comme celui survenu dans un pays comme le Japon, l'Europe et l'Allemagne ne pourront pas agir comme avant, a-t-elle ajouté.
La chancelière a également indiqué que la Commission européenne devrait travailler à un modèle de standard unique sur la sûreté nucléaire en Europe.
Au sein de l'UE, la sûreté des centrales est une prérogative nationale. Mais, une directive adoptée en 2009 a introduit l'obligation pour les États membres de "mettre en place et d'améliorer continûment des cadres nationaux dans le domaine de la sûreté nucléaire".
Le texte renforce le rôle et l'indépendance des autorités réglementaires nationales et confirme la responsabilité première des titulaires de licences en matière de sûreté nucléaire. Les États membres ont l'obligation d'encourager un haut niveau de transparence dans les actions de réglementation et de garantir que des évaluations indépendantes de la sûreté sont régulièrement effectuées.
Il doit être mis en place par les Etats membres d'ici le 22 juillet 2011.
"Tests de résistance"
Outre l'Allemagne, l'Autriche, notoirement opposée au nucléaire, a également fait entendre sa voix à la suite de la catastrophe japonaise. En marge d’une réunion des ministres de l'Environnement à Bruxelles, l'Autrichien Nikolaus Berlakovich a fait savoir qu’il demanderait “aujourd’hui, l’organisation de tests de résistance pour les centrales nucléaires en Europe. Ca doit avoir lieu vite”a-t-il ajouté.
Mais, la Hongrie, qui dirige actuellement l’UE a refusé d’organiser une discussion sur le sujet lors de cette réunion.
En Belgique, la ministre de l’Intérieur Annemie Turtelboom a estimé le 14 mars que le pays “tirerait les leçons” de la catastrophe qui a lieu au Japon. Il faudra “réevaluer la sécurité dans nos installations nucléaires car c’est trop important pour les gens”, a-t-elle ajouté. Le pays est censé sortir du nucléaire à l’horizon 2025. Mais 60% de l’énergie produite dans le pays est encore d’origine nucléaire.
Référendums
De son côté, la commission de recherche et d’information indépendante sur la sûreté nucléaire (Criirad), une association anti-nucléaire s’inquiète de “la sous-évaluation de la gravité des accidents survenus au Japon et du manque d'information. L’ONG les Amis de la terre, s’inquiète des risques pour la France.
Rendez-vous en 2012
En France, 80% de l’énergie produite, et 20% de l’énergie finale consommée est d’origine nucléaire.
Sur la question du référendum, le ministre de l’Energie, Eric Besson a été clair. Interrogé sur France Inter, lundi 14 mars, il a déclaré :”Ceux qui sont partisans de la sortie du nucléaire auront tout le loisir d’exprimer leur position l’année prochaine” à l’occasion de la campagne pour l’élection présidentielle. Fermez le ban.
Quant à la question de la sécurité, le ministre a admis que le risque zéro n’existait pas. Il a malgré tout déclaré qu’il était “grave de parler de roulette russe”. “On ne joue pas avec la vie de nos concitoyens”, a-t-il ajouté. Eric Besson a également précisé qu’en France, le risque était, “pour l’heure, bien maîtrisé”.
Lundi 14 mars, le président Nicolas Sarkozy a affirmé, devant quelques conseillers et responsables de l'UMP réunis à l'Elysée, qu'il n'était «évidemment pas question de sortir du nucléaire», ont rapporté l'AFP et Europe 1.
Contexte
En Europe, la France, l’Italie, le Royaume-Uni, la Finlande, la République tchèque, la Pologne se sont engagés à renforcer la production d’énergie nucléaire.
De leur côté, la Suède, la Roumanie, l’Estonie, la Lettonie, la Slovaquie et la Bulgarie ont relancé le débat sur son utilisation.
Selon une étude prospective de l’Agence pour l’énergie nucléaire, il y aura au minimum 600 centrales nucléaires supplémentaires dans le monde en 2050. La question du développement de la sûreté nucléaire est donc cruciale.
Aujourd’hui, la sûreté nucléaire est une compétence exclusive des Etats membres. En 2009, une directive qui vise à renforcer la sûreté nucléaire dans les Etats membres a été adoptée.



Réactions
biac (non vérifié), le 16/03/2011
la criminalité du nucléaire (prix Pinocchio en suisse pour AREVA),
les catastrophes nucléaires légalisées comme si cela était une catastrophe naturelle, y a déjà suffisament de catatrophes naturelles (typhon, tsunami, tremblements de terre) pour NE PLUS en rajouter d'autres, les responsables doivent être poursuivis et punis, réparer ses erreurs monstrueuses en envoyant des kamikazes qui ne servent à rien , les martyrs du nucléaire cela suffit, il faut savoir dire STOP !!!
un pouvoir meurtrier qui agit ouvertement et secrètement au delà de l'europe
comment se débarrasser définitivement du nucléaire ?
la planète n'a pas besoin du nucléaire pour produire l'énergie.dont elle aura toujours besoin, la souveraineté énergétique est mise en cause par le terrorisme nucléaire qui échappe aux états , à l'europe, c'est bien du terrorisme de la part d'un lobby,
le principe de précaution est bafoué à chaque seconde que le nucléaire existe,
enfin comment des zones de dictature existe dans nos démocraties :
comme la peine de mort, le nucléaire doit être ABOLI.
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