"Fukushima a accru la probabilité que Nabucco voie le jour", a déclaré le commissaire à l'Energie Günther Öttinger à des journalistes en marge d'une conférence sur les énergies renouvelables organisée par le quotidien financier Handelsblatt.

Le projet, débattu depuis 2002 et qui doit relier à terme les sites d'extraction de la mer Caspienne à un hub gazier en Autriche, a subi plusieurs revers cette année. Mais la décision de l'Allemagne de sortir du nucléaire à l'horizon 2022 ainsi que la progression de pourparlers avec l'Azerbaïdjan lui ont insufflé une nouvelle énergie.

Des partenaires en péril ?

L'allemand RWE, cinquième groupe européen de services collectifs, compte participer au projet qui fait concurrence au futur gazoduc South Stream du russe Gazprom.

Mais RWE mène en parallèle des discussions exclusives avec Gazprom en vue d'une possible coentreprise dans le gaz et le charbon en Allemagne, au Royaume-Uni et au Benelux.

"Je pense que RWE restera à bord (du projet Nabucco) et que le partenariat avec Gazprom sera encore mis à l'épreuve", a commenté Günther Öttinger.

Nabucco, dont l'objectif est de réduire la dépendance européenne vis-à-vis du gaz russe, vise un début d'activité en 2017, et la livraison à terme de 31 milliards de mètres cubes de gaz par an.