Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, propose une mise sous tutelle des Etats qui laissent filer leurs dépenses publiques. En cas de refus, ils seraient contraints d'abandonner la monnaie unique.
Tolérance zéro à l’égard des sorties de piste. C’est en résumé ce que réclame le premier ministre néerlandais Mark Rutte, dans une lettre adressée aux parlementaires nationaux.
Rapporté par le site EU Observer, le projet néerlandais offre deux options aux Etats qui violeraient le Pacte de stabilité. Soit le pays se résout à être placé sous la tutelle d’un commissaire européen chargé de réorienter la politique fiscale du pays (coupes budgétaires, augmentation de taxes…) Soit l’Etat refuse cette ingérence et devra dans ce cas quitter la zone euro.
Décrits comme des « pécheurs notoires », les Etats défaillants perdraient même leur droit de vote au sein du Conseil de l’UE et seraient privés de fonds structurels. Si la première sanction a finalement été écartée par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, la seconde fait partie des propositions franco-allemandes exprimées cet été.





Réactions
Sybilline (non vérifié), le 08/09/2011
Quelqu'un peut-il rappeler à notre président ce qu'est le pacte de stabilité, qu'il s'applique à la France et que nous le bafouons régulièrement très scrupuleusement depuis son adoption? Il est vrai que si nous adoptons la fameuse règle d'or, rien de sera plus comme avant...
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