Les ministres des Finances n'ont pas été convaincus par le plan d'économies conclu entre les partis grecs. Une nouvelle réunion doit avoir lieu à Bruxelles le 15 février. Des efforts supplémentaires sont demandés à Athènes.

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Revue de presse
Il flotte autour des négociations sur le second plan d'aide à la Grèce comme un air de dernière chance. Les ministres des Finances des Dix-Sept se sont montrés fermes envers leur homologue grec, Evangelos Vénizélos, venu présenter, jeudi 9 février à Bruxelles, le nouveau plan d'austérité signé par la coalition gouvernementale.
Liste à respecter
"En dépit des progrès importants réalisés ces derniers jours, nous n'avons pas eu tous les éléments nécessaires sur la table pour prendre des décisions", a déclaré le chef de l'Eurogroupe, le luxembourgeois Jean-Claude Juncker.
Avant d'accorder toute nouvelle aide au pays, trois conditions devront être remplies: le vote de l'accord conclu entre les partis grecs, la mise en place d'un plan de 325 millions de nouvelles économies d'ici la prochaine réunion de l'Eurogroupe prévue mercredi 15 février, et enfin un engagement politique fort des partis à mettre en place les réformes.
Calendrier strict
Les trois partis de la coalition au pouvoir à Athènes s'étaient entendus en début d'après-midi le 9 février sur les réformes structurelles et un plan d'économie de plus de trois milliards d'euros réclamé en échange du versement du deuxième plan d'aide de 130 milliards.
Au delà du vote de ce week-end prévu au Parlement, les députés seront ensuite appelés à se prononcer d'ici début mars sur une série de mesures concrètes, comme une baisse du salaire minimum, une réforme du marché du travail, de nouvelles coupes budgétaires ou une vaste recapitalisation du secteur bancaire grec.
Les premiers versements des fonds du second plan d'aide n'interviendront que si et seulement si cet échéancier précis est tenu. Sur le plan intérieur, le gouvernement grec doit faire face à une contestation de plus en plus vive. Les syndicats ont appelé à la grève générale les 10 et 11 février.
Importants détails
"Si nous voyons notre futur au sein de la zone euro, au sein de l'Europe, nous devons faire ce qui est nécessaire pour que le programme soit approuvé et pour que l'accord de participation du secteur privé (à la restructuration de la dette) soit conclu avant les grosses échéances obligataires de mars", a souligné Evangelos Vénizélos.
Mais d'importants détails doivent encore être finalisés avec les créanciers privés de la Grèce. Leurs pertes devraient atteindre 70% mais certains détenteurs de dette grecque attendent encore qu'un accord global soit conclu.
Car il est aussi nécessaire de déterminer le montant des financements publics fournis par les 16 autres pays de la zone euro et de l'éventuel coup de pouce qui pourrait être donné par la BCE.





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