Selon Martin Schulz, récemment élu à la tête du Parlement européen, le pays devra, après un processus long et difficile, adhérer à l'Union européenne.

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Revue de presse
Nouvelles Arménie magazine
Le président du Parlement européen appelle la Turquie à assumer son passéANSAmed
Turkey-Armenia: Ankara, yes to historians' inquiry
Les chefs d'Etat et de gouvernement européens ont octroyé le statut de candidat à la Turquie lors du Conseil de Helsinki en décembre 1999. Les négociations d'adhésion ont été ouvertes en 2005. Toutefois, l'avenir européen de la Turquie est tout sauf certain.
D'un côté, un grand nombre de responsables politiques européens n'y sont pas favorables, et de l'autre, la Turquie, désormais une puissance régionale, semble avoir de bonnes alternatives. Dans ce cadre général, le nouveau président du Parlement européen Martin Schulz a décidé de prendre clairement position et a réaffirme les perspectives européennes de la Turquie.
Respecter les promesses
"Les Etats membres doivent rester ouverts sur ce qu'ils ont promis", a déclaré Martin Schulz (S&D) lors d'une conférence de presse, mardi 7 février, avec le ministre turc en charge des Affaires européennes Egemen Bagis. "Le chemin sera long et difficile, mais il faut qu'on continue à travailler", a-t-il poursuivi. L'objectif final des négociations, estime le président du Parlement européen, reste l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.
Martin Schulz a également salué le rôle que la Turquie assume dans la crise syrienne, qui illustre, selon lui, l'importance stratégique de ce partenaire de l'Europe pour l'heure actuelle et à l'avenir.
Le gouvernement a décidé de prendre ses distances face au régime syrien et demande le départ du Président Bachar al-Assad, ancien allié d'Ankara. L'oppression de l'opposition contre le régime en place a coûté la vie à plus de 5000 personnes, selon des estimations de l'ONU.
Génocide arménien
Interrogé par des journalistes turcs sur la loi française relative au génocide arménien, le président du Parlement européen a appelé les autorités turques à effectuer un réel travail de mémoire et accepter une investigation indépendante. "Et si les enquêtes montrent qu'il s'agissait réellement d'un génocide, il faut le reconnaitre", a-t-il dit.
Le Président français Nicolas Sarkozy a soutenu la loi pénalisant la négation du génocide arménien, définitivement adopté par le parlement français le 23 janvier 2011. Il a ainsi a volontairement pris le risque d'une dégradation des relations diplomatiques avec la Turquie, qui menaçait la France de sanctions avant le vote. Depuis son arrivée au pouvoir en 2007, le Président français a toujours déclaré publiquement son hostilité à une adhésion pleine et entière de la Turquie à l'UE.





Réactions
Cem (non vérifié), le 08/02/2012
Je cite:
"D'un côté, un grand nombre de responsables politiques européens n'y sont pas favorables, ...."
J'ai cliqué sur "n'y sont pas favorables' mais je n'ai pas réussi à lire dans l'article vers lequel ce lien nous propulse qu'un grand nombre de responsables politiques européens ne seraient pas favorables à l'adhésion de la Turquie à l'UE.
Pour autant que je m'en souvienne, les responsables politiques européens qui ont une incroyable allergie à propos de la Turquie sont Sarkozy, Merkel, et les responsables politiques Autrichiens. Ce sont ceux-là seulement et principalement qui sont violemment opposés à l'adhésion turque à l'UE (bien sûr il faut rajouter tous les leaders extrémistes de l'UE à ce club privilégié anti-Turque).
Tous les autres pays de l'UE soutiennent plus ou moins ardemment l'adhésion de la Turquie.
Cem
Cem (non vérifié), le 08/02/2012
2/2:
Pourquoi ne lisons-nous pas régulièrement (ou au moins assez souvent) d'articles ou d'infos à propos des responsables politiques européens qui soutiennent l'adhésion de la Turquie à l'UE?
Pourquoi les médias européens se focalisent continuellement sur les mêmes politiciens dont la position à propos de l'adhésion de la Turquie à l'UE est bien connue? Très curieux.
Mon blog (turkey.blogactiv.eu) a pour objectif de proposer une alternative à toutes les infos qui traitent, d'une part, que du côté négatif de la Turquie, et d'autre part, que de ceux qui sont contre l'adhésion turque à l'UE, ceux-là même qui répétent inlassablement comme des perroquets que la Turquie "n'est pas européenne".
Si la Turquie n'était pas européenne, elle ne se saurait pas vue attribuer le statut de candidat à l'UE, et les négociations n'auraient certainement pas été déclenchées en 2005.
Amicalement vôtre,
Cem
Anonyme (non vérifié), le 06/03/2012
J'estime pour ma part que le fait d'avoir accordé le statut de candidat à l'entrée dans l'UE à la Turquie, est l'une des pires erreurs politiques de l'Europe!
En effet, pour des raisons geographiques et historiques, la Turquie ne peut pas et ne doit pas entrer dans l'UE.
Rappelons que seule une infime partie de son territoire se situe en Europe, la majorité se situe en ASIE MINEURE!
Ensuite, historiquement dans les Balkans, la Turquie (ancien Empire Ottoman) est l'ancien colonisateur. Les guerres successives dans cette zone si elle sont la consequence ces dernières années de l'éclatement de l'URSS ont aussi des origines plus anciennes.
Donc du fait de ce passé je ne veut pas de la Turquie dans l'UE afin de garder une situation stable dans les Balkans!
Anonyme (non vérifié), le 07/03/2012
"Interrogé par des journalistes turcs sur la loi française relative au génocide arménien, le président du Parlement européen a appelé les autorités turques à effectuer un réel travail de mémoire et accepter une investigation indépendante. "Et si les enquêtes montrent qu'il s'agissait réellement d'un génocide, il faut le reconnaitre", a-t-il dit."
Source : http://www.euractiv.fr/place-turquie-ue-reaffirme-president-parlement-ar...
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Anonyme (non vérifié), le 07/03/2012
Cette déclaration fait de Martin Schultz un négationniste aux yeux de la France:
Et si les enquêtes montrent qu'il s'agissait réellement d'un génocide, il faut le reconnaitre", a-t-il dit.
Source : http://www.euractiv.fr/place-turquie-ue-reaffirme-president-parlement-ar...
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Donc ce Monsieur doit faire de la prison en France !!
Yüceisik (non vérifié), le 18/04/2012
Les arguments d'Anonyme ne sont pas recevables. L'UE est un projet politique et tout pays remplissant les critères de Maastricht doit être entendu. En quoi le Bosphore isolerait-il l'Europe de l'Asie ?
Absurde...
La véritable question est celle-ci : l'AKP d'Erdogan ne joue t-il pas à un jeu dangereux avec l'UE ?. Les valeurs de ces conservateurs plus intéressés par le business qu'autre chose sont-elle compatibles avec les fondamentaux de l'UE ?
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