L’annonce de Nicolas Sarkozy sur la construction d’un deuxième réacteur nucléaire de type EPR, jeudi 3 juillet, est intervenu en plein conseil informel des ministres de l’Environnement, réunis à Saint-Cloud du 3 au 5 juillet.
"Cela n’a pas provoqué de réaction particulière chez les ministres", a précisé l’ancien ministre de l’Environnement Brice Lalonde, nommé «ambassadeur des négociations sur le changement climatique» par le ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Jean-Louis Borloo.
«Tout le monde sait que le nucléaire pose certains problèmes à l’environnement», a pour sa part réagi le commissaire chargé de l’Environnement, Stavros Dimas. En avril, la Commission européenne avait pourtant opéré un revirement lorsqu’Andris Piebalgs le commissaire chargé de l’Energie, avait appelé à ce que soient réalisés des «investissements de grande ampleur» dans l’UE pour remplacer ses centrales nucléaires vieillissantes et de réduire ses emissions de CO2 (Euractiv.fr 17/04/2008).
Greenpeace a réagi vigoureusement en dénonçant «une décision stupide qui disqualifie Nicolas Sarkozy sur les dossiers énergétiques et climatiques».



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