La Présidence française de l'UE, qui réunit à Saint-Cloud les ministres chargés de l'Environnement, tente de « remettre de l’ambition » dans les négociations sur le paquet énergie-climat, en pariant sur 30% de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

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Commission européenne
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Positions
Greenpeace
Paquet énergie-climat de la Commission européenneWorld Wide Fund for Nature
Manifeste du WWF pour la Présidence française de l'UE Energie / Climat
Objectif 30%. Jeudi 3 juillet, à l’issue de la première matinée de débat entre les ministres de l’Environnement des Vingt-Sept, des membres de la société civile et des experts, le ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Jean-Louis Borloo, a annoncé qu’il allait tout faire pour « s’organiser » afin d’atteindre les 30% de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020.
Est-ce à dire que ce chiffre n’est plus lié à un accord international, comme le précise le paquet énergie-climat (Lire le dossier d’EurActiv.fr), rendu public par la Commission européenne en janvier? « Pas du tout », a précisé Jean-Louis Borloo. Mais Paris veut parier sur une réussite de la conférence de Copenhague, fin 2009. « On remet de l’ambition dans la négociation en jouant l’accord international », explique-t-on côté français.
« Un peu surprenant »
« Le but de 20% va probablement se transformer en 30% », a confirmé Martin Bursik, le ministre tchèque de l’Environnement, dont le pays prendra la présidence de l’UE juste après la France.
Quant au commissaire européen Stavros Dimas, il a également plaidé en faveur d’une réduction des émissions dans cette proportion, se disant « personnellement optimiste ».
Le taux de 30% est celui recommandé par les scientifiques pour limiter le réchauffement climatique à deux degrés.
Une bonne surprise pour Peter Hennicke, chercheur à l’institut Wuppertal (Allemagne) et membre d’une commission d’enquête sur l’effet de serre mise en place par le WWF. « C’est un élément nouveau et très positif, pour nous, mais aussi un peu surprenant. Je ne sais pas ce qu’il y a exactement derrière cette décision. » Le chercheur y voit un enjeu économique, lié à l’augmentation des prix du pétrole.
Un point confirmé par Stavros Dimas, selon lequel « le paquet est très important d’un point de vue économique ».
Renforcer l’aide aux pays en développement
Autre point soulevé par les ministres : l’aide aux pays en développement. « C’est une priorité, confirme Brice Lalonde, ancien ministre de l’Environnement venu renforcer le ministère de l’Environnement pour six mois. L’Afrique doit être partie prenante des négociations. » Le ministre congolais de l’environnement, Endundo Bononge, et le ministre algérien du développement Chérif Rahmani, dont le pays préside les pays africains dans les négociations sur le climat, ont assisté aux débats du matin.
Prochaines étapes:
- 3 juillet 2008 : Premier Conseil des ministres de l’environnement sous Présidence française
- 1er-12 décembre 2008 : Conférence internationale sur le climat à Poznan
- 11-12 décembre 2008 : Accord sur le paquet climat au Conseil européen ?
- Printemps 2009 : Echéance pour l’adoption du paquet énergie-climat
- 2009 : Conférence mondiale sur le climat à Copenhague




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