Lors d’une conférence de presse donnée à Paris, le lendemain du Conseil européen des 15 et 16 octobre, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes a exprimé sa très vive admiration pour le président français, Nicolas Sarkozy.
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Une avalanche de compliments. Au lendemain du Conseil européen, Jean-Pierre Jouyet ne cache pas son admiration pour Nicolas Sarkozy. «Depuis 1991, j’ai eu l’occasion de vivre un certain nombre de Conseils européens», a expliqué le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, vendredi 17 octobre, lors d’une conférence de presse donnée à Paris. «Celui que j’ai vécu hier avec Nicolas Sarkozy a été un des mieux maîtrisés, voire le mieux maîtrisé. Les capacités de leadership, de rassemblement, d’organisation, d’aller à l’essentiel de la part du président du Conseil européen ont véritablement impressionné l’Européen que je suis.»
Poursuivant sur le registre laudatif, le secrétaire d’Etat a célébré la «concision» du chef de l’Etat, son «mode d’organisation», son «impulsion». Il a salué l’homme à l’origine des conclusions du Conseil comptant «dix pages au lieu de trente», l’«inventeur» d’un nouveau mode d’organisation… «Rien ne sera plus comme avant», s’est-il réjoui. Avant de s’enflammer: «Nicolas Sarkozy a réveillé la Belle au Bois dormant!» Devant le scepticisme d’un journaliste, il a même affirmé que «le baiser reçu a déjà permis à la princesse de retrouver des couleurs.» Avant d’ajouter: «Et le conte se finira bien.»
Les deux hommes partagent également des expressions communes. «Il n’est pas nécessaire d’être persuadé de réussir pour entreprendre», a lancé M. Jouyet. Des mots qui rappellent l’une des phrases préférées du président, répétée au sommet de la zone euro, le 12 octobre à l’Elysée: «Si on ne prend pas le risque d’échouer, on ne prend pas non plus celui de réussir.»
Par ailleurs, M. Jouyet a répondu aux questions de quelques journalistes sur la présidence tchèque, un pays dirigé par un président eurosceptique. Le secrétaire d’Etat s’est dit optimiste. «J’ai été très frappé par l’évolution qui s’est déroulée au Conseil européen», a-t-il noté. Il a estimé que Prague aurait un rôle «historique» à jouer à l’occasion de sa présidence. «Les devoirs d’une charge vont conduire les Tchèques à s’adapter. Si par malheur, ils ne le faisaient pas, les autres Etats s’adapteront.» Puis, il est revenu sur son sujet favori: «Nicolas Sarkozy aussi a beaucoup appris de l’Europe.»
PAQUET ENERGIE-CLIMAT: JOUYET Y CROIT ENCORE
Reprenant les conclusions du Conseil européen, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes a affirmé la volonté de la Présidence française de l’Union européenne d’arriver à un accord sur le paquet énergie-climat avant la fin de l’année.
Il a également estimé que le président du Conseil italien et la chancelière allemande, Silvio Berlusconi et Angela Merkel, ont «raison» lorsqu’ils affirment qu’il faut prendre en compte les spécificités des Etats et des secteurs industriels, notamment ceux qui sont à haute intensité énergétique.
Enfin, il a estimé qu’il était possible d’introduire des clauses de révision dans le paquet. Il faut, par ailleurs adopter l’essentiel et «laisser pour après» ce qui est le plus technique. «Mais on ne réglera pas tout, c’est évident», a-t-il conclu.





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