Dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 avril, les partis tchèques au pouvoir se sont tombés d'accord sur la mise en place d'un gouvernement d'experts et la tenue d'élections anticipées.
Le premier ministre sortant, Mirek Topolánek, a indiqué qu'il proposerait la candidature du chef de l’office des statistiques, Jan Fischer, à la tête de ce gouvernement. Ce dernier n’appartient à aucune formation politique.
Le gouvernement de centre-droit de M. Topolánek a fait l’objet d’une motion de censure, le 24 mars. Le pays doit assurer la présidence de l'UE jusqu'au 30 juin. C'est à dire encore pour trois mois.
La chute du gouvernement a ébranlé la présidence et la prise de décision au sein de l’UE, alors que le contexte économique est tendu. (EurActiv.fr 25/3/2009).
« Nous voulons que cette nouvelle rassure l’opinion public sur le fait que nous disposons d’un gouvernement stable jusqu’à la tenue d’une élection anticipée », a déclaré M. Topolánek lors d’une conférence de presse.
"L’élection qui devait se tenir à la mi-2010 sera probablement avancée aux 9 et 10 octobre 2009", a-t-il ajouté.
Un accord sera soumis aux leaders des trois partis de la coalition de centre-droit de M. Topolánek et à l’opposition sociale-démocrate de gauche, dans les prochains jours.
Les sociaux-démocrates ont déclaré être très heureux du choix de M. Fischer, agé de 58 ans.
« C’est une proposition de consensus. M. Fischer est un fonctionnaire très expérimenté », a affirmé le leader social-démocrate, Jiri Paroubek.
Le gouvernement devra être approuvé par le président eurosceptique Václav Klaus, seul à pouvoir nommer les ministres. M. Klaus a déclaré qu’il respecterait un accord entre les principaux partis politiques, qui disposent ensemble d’une majorité confortable à la chambre basse du Parlement.
Le cabinet de M. Fischer devrait succéder à celui de M. Topolánek le 9 mai. La présidence tchèque de l’UE se termine le 30 juin.
L’accord, s’il est finalisé, mettra fin aux spéculations des analystes sur la nomination d’un eurosceptique par M. Klaus, alors susceptible d’interrompre la ratification en cours du Traité de Lisbonne.
(EurActiv.com avec Reuters. Cet article a été traduit de l’anglais par EurActiv.com)




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