Pendant près d’une heure, le président français est revenu sur son action au cours de l’année écoulée, avant d’envisager l'avenir. De la Géorgie à la présidence française de l’UE, les questions européennes ont occupé la majeure partie de son discours.

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Revue de presse
Le Point
Sarkozy plaide pour la fermeté en Afghanistan et au CaucaseLe Monde
Nicolas SarkozyJournal du Dimanche
Le tour du monde de SarkozyLes Echos
Nicolas Sarkozy ferme avec la Russie tout en refusant la «guerre froide»
180 diplomates étaient réunis, mercredi 27 août, dans les salons de l’Elysée, pour écouter un Nicolas Sarkozy combatif.
Louant son action pendant la majeure partie de son discours, le chef de l’Etat a affirmé que la situation de la France au sein de l’Union européenne constituait une rupture majeure. «Aujourd’hui, la France est à nouveau au cœur du jeu européen, et elle joue collectif», a-t-il estimé. Balayant toute critique sur les tensions avec l’Allemagne, il a affirmé: «L’entente franco-allemande est plus forte que jamais.»
Cette intervention a été l’occasion de revenir sur des thèmes chers à l’Elysée: «fautes graves –mais toujours impunies– des agences de notation» à l’occasion de la crise des subprimes, transformation du G8 en G13, ou «mieux, en G14 pour permettre la participation d’un pays arabe», nécessité d’une réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)… Sans oublier le lancement de l’Union pour la Méditerranée, «validation la plus éclatante du nouveau cours de notre politique au Proche-Orient», selon les termes du président.
«En tant que président du Conseil européen, mon devoir est de tout faire pour assembler la famille européenne», a-t-il poursuivi, indiquant que «le peuple irlandais a droit à notre écoute et à notre respect» et que «si nécessaire», il retournerait à Dublin. Les dirigeants irlandais ont laissé entendre, le 24 août dernier, qu’un nouveau référendum pourrait être la solution pour résoudre la crise. (EurActiv.fr 26/08/08)
Côté visites, le président de la République a également annoncé qu’il se rendrait en Syrie les 3 et 4 septembre prochains.
«Protéger la France»
Mais l’UE, pour Nicolas Sarkozy, a aussi un «rôle positif» à jouer dans la «recherche de solutions aux problèmes globaux du XXIe siècle». «Je compte examiner avec la Commission comment l’Union, qui apporte 60% du total mondial de l’aide au développement et qui est de loin la première puissance commerciale de la planète, peut mieux faire connaître et mieux utiliser ses atouts au services de ses objectifs.»
Comme il l’avait fait l’an dernier, le chef de l’Etat a également évoqué les «priorités de la Présidence française». Sauf qu’en douze mois, elles ont sensiblement évolué. A la réforme de la politique agricole commune (PAC), l’Europe de la défense, l’immigration et le paquet énergie-climat se sont ajoutés le «renforcement rapide des règles et des normes concernant la stabilité financière», l’«action ciblée de soutien sur les PME» et la relance des politiques en matière d’efficacité énergétique. En revanche, un mot est resté: la «protection». «On protège la France en lui faisant jouer un rôle majeur dans sa famille européenne», a martelé le chef de l’Etat.
«L’Europe doit montrer qu’elle est capable de volonté, de vision et d’ambition», a-t-il conclu, appelant les responsables politiques à «défendre l’Europe» et à cesser de cacher leurs erreurs en rejetant la faute sur l’UE. Une rhétorique qui rappelle, ici aussi, le discours de Nicolas Sarkozy au Parlement européen début juillet. «J’en suis convaincu: le XXIe siècle peut être celui de l’Europe», a-t-il clamé.
GEORGIE: FERMETE DE SARKOZY AVANT LE CONSEIL EUROPEEN
«Il n’y a pas de solution sans dialogue, sans respect de la souveraineté, sans respect de l’indépendance de la Géorgie», et de l’«intégralité de son territoire». Au cours de son discours, Nicolas Sarkozy est revenu sur le conflit qui oppose la Russie et la Géorgie. Estimant que son issue déterminera pour longtemps les relations entre UE et Russie, le chef de l’Etat s’est opposé à l’idée d’une nouvelle guerre froide.
«Pour la première fois, a estimé le chef de l’Etat, l’Europe a montré qu’elle pouvait être en première ligne dès le début d’un conflit pour chercher une solution de paix.» Condamnant une nouvelle fois la décision «inacceptable» de reconnaissance par la Russie de l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, il a exigé le retrait des troupes russes sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités et renvoyé au 1er septembre, date d’un Conseil européen exceptionnel, toute décision commune sur ce «dossier essentiel».





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