Réunis du 21 au 23 septembre à Annecy, les ministres européens de l’Agriculture sont invités par Michel Barnier à débattre de l’avenir de la Politique Agricole Commune (PAC). La France présente à ses partenaires un document de travail qui ambitionne de conserver les principaux mécanismes de subvention aux agriculteurs.
Revue de presse
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Agriculture
Positions
La Tribune
Osons refonder les politiques agricoles européennes ! Luc Guyau, président des Chambres d'agricultureGroupe PAC 2013
site du collectifAssociation des régions de France
L’ARF en faveur d’une évolution de la PAC
Documents officiels
Assemblée nationale
bilan de santé de la PAC par Hervé GaymardCommission européenne
DG agriculture et développement rural, le bilan de santé de la PACCommission européenne
communication du 20 novembre 2007 sur le bilan de santé de la PACParlement européen
communiqué de presse
En Europe, les questions agricoles ne font pas consensus. Michel Barnier l’a constaté dès l’ouverture de la réunion informelle des ministres européens de l’Agriculture, du commissaire à l’Agriculture, Mariann Fisher Boel et du commissaire à la Santé, Androulla Vassiliou. Forts d’une pétition intitulée «l’agriculture est malade, soignons la PAC», 5000 agriculteurs et militants altermondialistes ont manifesté à Annecy «pour une autre politique agricole européenne.» (EurActiv.fr 17/09/2008)
Dans un contexte mondial marqué par une crise alimentaire (renchérissement des matières premières, faiblesse des stocks, hausse de la population mondiale, enjeux environnementaux), et le récent échec des négociations à l’OMC, la France avance ses pions sur la PAC pour l’après 2013. Pour l’Hexagone, pas question de laisser la main au Royaume-Uni et aux pays scandinaves sur ce dossier qui représente environ 40% du budget de l’UE et dont elle est un des principaux bénéficiaires. (EurActiv.fr 20/03/2008).
Discussions autour de la pérennité du budget de la PAC
Les mécanismes d’aides européens à destination des agriculteurs doivent-ils diminuer? Assurément répondent la Commission européenne et les pays du nord de l’Europe – traditionnellement hostiles à la PAC. Ces derniers souhaitent en effet une forte baisse des subventions agricoles européennes afin de favoriser les importations et une baisse des prix. Une position que rejoint peu ou prou l’exécutif européen, selon lequel les mécanismes d’incitation à la production doivent à terme disparaître. Le dernier document de référence de la Commission européenne sur le sujet, le bilan de santé de la PAC, plaide ainsi pour une plus grande libéralisation du secteur agricole européen.
C’est dans ce contexte que la France présente son document de travail qui vise en premier lieu à défendre l’actuel budget de la PAC. Pour la France et les pays agricoles – notamment l’Allemagne, la Pologne, l’Irlande –, les arguments ne manquent pas. (EurActiv.fr 28/11/2007). Ainsi, tout en indiquant lui aussi son souhait de réformer la PAC, Michel Barnier insiste sur «le défi de la production» et les incertitudes qui règnent sur le marché agricole international.
Placer l’agriculture «au cœur des enjeux de notre société»
Consciente que les Présidences de l’UE de 2009 (République Tchèque et Suède) seront moins favorables à la défense de la PAC, la France réunit les ministres européens de l’Agriculture autour de trois «défis» : alimentaire, environnemental et territorial. Du 21 au 23 septembre, il sera ainsi question, «dans un cadre communautaire», de l’émergence d’un «nouveau consensus sur les objectifs que l’Europe fixe à son agriculture.»
Tout d’abord, le document de travail français évoque la croissance démographique de la population mondiale qui s’élèvera à 9 milliards de personnes en 2050. Malgré la possibilité de gains de productivité, le doublement de la demande alimentaire d’ici le milieu du siècle doit inciter l’Europe à conserver son potentiel agricole. (EurActiv.fr 14/04/2008). Pour l’UE, il serait également nécessaire de conserver une agriculture européenne puissante au regard des enjeux de sécurité alimentaire.
Ensuite, le texte appelle au couplage de la politique agricole avec la politique environnementale. Afin de promouvoir une agriculture assurant une meilleure efficacité écologique, l’UE doit accentuer ses efforts sur la recherche et l’innovation et de ce fait inscrire pleinement l’agriculture dans la Stratégie de Lisbonne.
Enfin, la question des «territoires» fera l’objet d’une attention particulière lors de la réunion informelle d’Annecy. Pays européen où la population rurale est encore importante, la France appelle à «une prise en compte de la diversité des territoires» et plus particulièrement des espaces ruraux, fortement dépendants d’une agriculture dynamique. Sur ce dernier point, il s’agit de rappeler que le budget de la PAC est essentiel à la cohésion sociale dans les pays agricoles.





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