La directive “carte bleue” visant à attirer la main d’oeuvre hautement qualifiée vers l’UE évolue: selon des sources de la Présidence française, les Etats membres auraient réussi à se mettre d’accord sur la définition de la “main-d’œuvre qualifiée”.  Un point qui constituait l’une des pierres d’achoppement des négociations. Les Etats seraient proches d’un consensus sur le seul critère du niveau de salaire. Les différences de salaires sont très grandes au sein de l’UE. Auparavant, selon ces mêmes sources,  les tentatives  en vue d’établir des listes des professions éligibles à la carte bleue avaient été abandonnées. 

Le compromis trouvé est celui-ci: pour remplir les conditions d’obtention d’une carte bleue, les immigrants devront trouver un employeur qui offre un salaire au moins 1,5 fois plus élevé que le salaire moyen de leur pays d’accueil.
Avec des dérogations éventuelles pour réduire ce taux à 1,2 fois la moyenne nationale pour les secteurs en pénurie de main-d’œuvre.

Des pays tels que le Royaume-Uni, la Finlande et l’Allemagne, où la législation ne fixe aucun salaire minimal, auraient rechigné à adopter le concept. Mais ils ont reçu des garanties sur le caractère purement statistique de la notion de salaire moyen. Par ailleurs, la carte bleue ne nécessitera pas de modifications dans les lois du travail, ont expliqué des diplomates. 

Cependant, comme tous les détails n’ont pas encore été décidés, la Présidence française ne s’attend pas à conclure la directive sur la carte bleue lors du Conseil des 25 et 26 septembre. Des diplomates français ont toutefois indiqué espérer l’obtention d’un consensus en novembre.

Entre temps, les ministres européens de l’immigration ont adopté le paquet immigration en conseil JAI le jeudi 25. Prochaine étape: le sommet européen du 15 octobre.