"Je démissionne de la fonction présidentielle, pour ouvrir rapidement la voie à mon successeur", a déclaré Christian Wulff (CDU) lors d'une conférence de presse à Berlin, vendredi 18 février. "La confiance et mes possibilités d'agir ont été atteintes ces dernières semaines", a-t-il expliqué.

Trafic d'influence

Le parquet de la capitale du Land de Basse-Saxe a indiqué, jeudi 17 février, que Christian Wulff était soupçonné de trafic d'influence. Les procureurs souhaitent ouvrir une enquête sur la relation de M. Wulff avec le cinéaste David Groenewold.

Ce dernier lui aurait payé, en 2007, un séjour dans un hôtel de luxe sur l'île de Sylt. Christian Wulff, ministre-président à l'époque, prétend avoir réglé la facture en espèce lors de son départ de l'hôtel.  Mais, selon la presse allemande, l'une des entreprises du cinéaste aurait bénéficié d'une caution de la part du Land présidé par M. Wulff. 

Affaires de longue date

Le Président allemand s´était déjà attiré les foudres de la presse allemande dans plusieurs dossiers

https://mail.google.com/mail/images/cleardot.gifCes dernières semaines, certains membres de l'opposition ont demandé sa démission. 

En Allemagne, le Président exerce une fonction symbolique. Il n'a pas de poids dans la vie politique du pays. Il représente l'Etat à l'international et se prononce sur les grandes questions de société.

Son remplaçant doit être trouvé dans un délai de 30 jours. La chancelière Angela Merkel,  qui avait annulé son déplacement en Italie, a annoncé vouloir trouver un candidat commun avec les partis d'opposition. 

C'est la deuxième fois en à peine deux ans que le président allemand est obligé de démissionner. En 2010, Horst Khöler avait du rendre son tablier après des propos tenus sur la place que son pays devrait tenir en Afghanistan.