Le budget belge 2012 a été recalé par l'Union européenne. Ses projections de réduction de déficit seraient trop optimistes. Le gouvernement a décidé de geler 1 milliard de dépenses.

Revue de presse
Les effets du renforcement de la discipline budgétaire se font sentir en Europe et la première victime en est la Belgique.
Entre 1,2 et 2 milliards
L'accord entre les partis francophones et néerlandophones de novembre dernier prévoyait, sur la base d'une croissance de 0,8% cette année, un déficit budgétaire représentant 2,8% du produit intérieur brut (PIB), sous la limite des 3% imposée par l'Union européenne.
Or, la Commission européenne est d'avis que les projections sont trop optimistes et aboutiraient à un déficit de 3,1%, soit 0,1 point de plus que la limite acceptée.
L'information a été révélée, vendredi 6 janvier, par le quotidien De Morgen et a été rapidement confirmée. Le premier ministre Elio di Rupo a été prévenu par une lettre du commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn. Entre 1,2 et 2 milliards d'économies supplémentaires ont été demandées à la Belgique.
Révision début février
Dans un premier temps, le gouvernement a contesté les calculs de l'exécutif européen. Le ministre du Budget Olivier Chastel a estimé que l'Europe s'était "trompée". "Nous voulons démontrer que nous avons fait les efforts qui s'imposaient."
Toutefois, dans la même journée du 6 janvier, la Belgique a décidé du gel d'un milliard d'euros de dépenses supplémentaires. L'achat d'hélicoptères par le ministre de la Défense sera reporté ainsi que certains investissements dans le chemin de fer. Ces mesures se veulent temporaires dans l'attente d'un contrôle budgétaire prévu pour début février.
L'avis définitif de la Commission européenne doit être rendu le 11 janvier.




Réactions
AMagali (non vérifié), le 09/01/2012
Pour tous ceux qui s'intéressent à la réforme de la gouvernance économique européenne.
" Au delà du fond de l'affaire, on peut d'ores et déjà conclure de l'affaire du budget belge que les objectifs assortis au renforcement des sanctions (« renforcer la crédibilité du cadre de surveillance » en incitant les États « à se conformer à l'objectif budgétaire à moyen terme et à s'y tenir ») semblent tenir leur promesse. "
http://contrelacour.over-blog.fr/article-deficit-belge-et-reforme-du-pac...
Gilles Lebrun-Piaser (non vérifié), le 10/01/2012
Quel gâchis de la part du gouvernement Di Rupo !!!
S'abstenir de dépenses dans les chemins de fer prouve une fois de plus que les politiciens ne s'intéressent pas à la vie citoyenne quotidienne (trains belges toujours en retard, vétusté du matériel, incendies dans des cabines de haute tension)...
Et on dira au navetteur mécontent que c'est "la faute à l'Europe"...
Il y avait moyen d'obtenir d'intéressantes recettes en imposant les grosses fortunes !
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