Source: GE Water
Auteur: GE water
Dans une analyse publiée par EurActiv.fr dans le cadre de son Livre jaune sur les attentes des parties prenantes pour la prochaine mandature de la Commission européenne, GE Water attire l'attention sur la nécessité d'investir dans la protection de l'eau.
Alors que la question du climat est au cœur du sommet de l’ONU de décembre à Copenhague, la nouvelle Commission a la lourde responsabilité de définir les priorités de l’Europe pour garantir aux générations futures un développement qui soit durable.
Le changement climatique risque d’avoir des conséquences dramatiques sur l’approvisionnement en eau, y compris en Europe (l’Espagne connaît déjà de graves pénuries d’eau). Il est donc urgent de mettre l’or bleu à l’ordre du jour de la nouvelle Commission. Car dans le débat actuel, la question de l’énergie tend bien souvent à prendre le pas sur celle de l’eau alors même que l’eau et l’énergie sont deux questions intimement liées.
De fait, l’électricité qui alimente nos maisons ne saurait être générée sans eau. La production d’électricité en France, à travers le nucléaire notamment, est devenue le 1er consommateur d’eau et la production d’énergie en Europe est responsable de 44 % de l’extraction totale. Inversement, nous utilisons l’électricité pour extraire l’eau là où nous en avons besoin et pour la recycler et la réutiliser.
Les technologies vertes pour l’eau
Une modernisation rapide et profonde de l’infrastructure européenne s’impose pour rendre la consommation d’eau plus économe à long terme, mais aussi plus équilibrée. Dans certaines régions d’Europe, l’eau gaspillée dans les fuites dues à l’obsolescence de l’infrastructure représente parfois plus de 40 % de l’approvisionnement total. Et seule une faible proportion de l’eau que nous utilisons est récupérée et recyclée.
Pourtant, les technologies capables de réduire la quantité d’eau utilisée pour la production d’électricité, ou de récupérer l’eau efficacement, existent. Malheureusement, leur utilisation présente encore peu d’intérêt aux yeux des industriels, dès lors qu’il revient moins cher de prélever l’eau des cours d’eau ou de recourir aux circuits de distribution publics.
Le même problème s’applique aux nouvelles technologies dans le domaine du recyclage de l’eau. Prenons l’exemple d’une centrale électrique de moyenne puissance, soit 1 000 MW. L’installation d’un système de réutilisation de l’eau pour la purge de déconcentration des tours de refroidissement lui permettrait de réduire de 15 % nets ses besoins énergétiques pour produire, distribuer et traiter l’eau.
Pour une politique incitative de la Commission
Pour encourager la mise en place de ces technologies, des investissements massifs et une coopération accrue entre gouvernements et industriels sont nécessaires. C’est pourquoi la Commission européenne doit travailler à l’élaboration d’une politique incitative pour étendre le déploiement des nouvelles technologies de récupération et de recyclage de l’eau dont nous avons cruellement besoin.
Ces nouvelles technologies sont en effet coûteuses. Aussi la nouvelle commission doit instaurer un cadre réglementaire permettant la mise en place de mesures incitatives au niveau national, régional et local à l’image de ce qui a été réalisé dans le domaine des énergies renouvelables permettant au secteur de l’éolien de prendre son envol.
Une telle politique permettrait également la création de nombreux emplois. L’environnement agirait alors comme un catalyseur pour faire repartir nos économies.
Pour sa part, GE juge pertinent d’un point de vue stratégique de continuer à investir dans la recherche et le développement afin de stimuler la croissance. L’année dernière, l’entreprise a investi 6 milliards de dollars, dont 1,4 milliard de dollars consacrés aux technologies propres. Elle s’engage à investir 1,5 milliard de dollars par an d’ici 2010.
GE continuera à travailler au développement de solutions au problème de la raréfaction de l’eau, l’un de ses principaux domaines d’investissement. Dans cet objectif, nous collaborerons avec les pays qui considèrent que des milliers d’emplois peuvent être créés dans ce secteur essentiel à la prospérité de tous.
Il est évident que l’énergie et l’eau sont des ressources qui dépendent étroitement l’une de l’autre. Nous ne pouvons pas ignorer ce lien si nous entendons construire un avenir durable pour nos sociétés modernes et préserver la vie elle-même.
Michel Mercusot, Responsable Projets et Partenariats GE Water












