Marie-Cécile Milliat, du département "Institutions et société" du Centre d'analyse stratégique estime que la crise économique révèle des faiblesses systémiques du système de gouvernance de l'UE.
Dans sa note de veille de juillet 2009, le Centre d’analyse stratégique (CAS) estime que la crise révèle les dysfonctionnement de la gouvernance européenne, qui conditionne l’efficacité des réponses de l’UE à la situation économique.
"La crise a agi comme un révélateur de faiblesses de la gouvernance européenne", relève l’auteur de la note. La Banque centrale européenne (BCE) aurait par exemple prouver sa capacité à mettre en place des solutions innovantes en jouant le rôle de "chef d’orchestre".
Quant à la Commission européenne, elle reste en "retrait relatif", relève le CAS. Mais selon la note, cet effacement devant les Etats membres n’est pas imputable à la crise. "L’équilibre entre "intergouvernemental" et "communautaire" au sein de la gouvernance européenne a déjà enregistré une évolution liée à l’importance croissante accordée à la méthode ouverte de coordination par rapport à la méthode communautaire." Le Parlement européen, de son côté, est considéré une "force de propositions", alors que la présidence française de l’UE est jugée comme ayant été une "figure hors norme".
Au-delà de la crise, le traité de Lisbonne pourrait bien être vu comme un "recours" aux maux de la gouvernance européenne. La présidence stable du Conseil, le resserrement du collège des commissaires et les coopérations renforcées pourraient contribuer à mettre fin aux dysfonctionnement mis en lumière par la crise actuelle.
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