Le traité simplifié de Nicolas Sarkozy apportera plusieurs solutions importantes, notamment avec l’extension de la majorité qualifiée et la réforme du vote au Conseil. Cependant, le problème principal reste la règle de la double unanimité, requise pour l’adoption de tout traité européen. Les traités doivent non seulement être conclus mais également ratifiés par tous les gouvernements nationaux. Ainsi, le traité constitutionnel avait été conclu par tous les Etats membres, mais le problème s’est posé lors de la ratification en France et aux Pays-bas. La nature évolutive de la construction européenne exige de revoir les conditions requises pour réviser les traités. Même si des décisions européennes continuent à être prises au jour le jour, celles-ci dépendent surtout de la bonne volonté des Etats membres. Ceci ne constitue évidemment pas un gage de réussite suffisant dès lors que l’UE compte aujourd’hui 27 membres. Les négociations à Nice, tout comme celles pour le traité simplifié, ont montré la difficulté d’obtenir l’unanimité des Etats membres sur les sujets sensibles.

Le président français souhaitant faire sauter le verrou de l’unanimité, le projet de « traité simplifié » semble, selon Florence Deloche-Gaudez, une solution pragmatique. Il permettrait par ailleurs de réconcilier la France du « oui » et celle du « non ».

Enfin, Florence Deloche-Gaudez rappelle que : « Tous [les Etats membres] ont intérêt à ce que l’Europe puisse adapter ses règles à de nouveaux besoins sans être bloquée par le veto d’un seul. »

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