La chancelière Angela Merkel est considérée comme la personnalité la plus influente en Europe, devançant ainsi le président français, Nicolas Sarkozy. Quant à l’ancien premier ministre britannique, Tony Blair, il est, aux yeux des Européens, la personnalité la mieux à même d’incarner le futur président de l’UE, selon un sondage effectué par Harris Interactive.
Documents officiels
Harris Interractiv
L’Allemagne, leader de l’Europe.
Revue de presse
EurActiv.com
Sondage
L’Allemagne serait le « leader » de l’Union européenne aujourd’hui. C’est ce que pense une importante majorité de Français (68%), d’Espagnols (57%), d’Allemands (57%), ou même de Britanniques. L’Allemagne devance ainsi la Grande-Bretagne et la France.
Telle est la principale conclusion d’un sondage réalisé par Harris Interactiv entre le 27 février et le 6 mars auprès d’un important échantillon (6 478) de citoyens français, allemands, anglais, espagnols, italiens mais aussi américains, et publié le 4 avril dernier.
Cette première place, les Allemands devraient la conserver encore longtemps puisque, pour une majorité de citoyens européens, ce leadership est appelé à se poursuivre dans les dix prochaines années.
Seuls les citoyens américains (63%) considèrent la Grande-Bretagne comme l’Etat membre le plus influent de l’UE.
Confirmant le rôle prépondérant de l’Allemagne, une importante majorité de personnes interrogées considèrent qu’Angela Merkel est actuellement la personnalité la plus influente en Europe. Une impression ressentie en premier lieu par les Français (38%).
Le président français, Nicolas Sarkozy, est, quant à lui, la deuxième personnalité évoquée, alors que l’actuel président de la Commission, J-M. Barroso, placé en quatrième position, n’est pas vraiment considéré comme un « leader influent ».
Les réponses des Américains se distinguent également sur ce sujet. Alors que Gordon Brown n’est que peu évoqué par les citoyens européens interrogés, il est considéré outre-Atlantique comme la personnalité la plus influente dans l’UE (23%).
Peu de soutien pour la future fonction de « Président de l’UE »
Cette enquête permet, en outre, de mieux connaître les préférences des citoyens quant à la personnalité qui devra occuper la future fonction de président de l’UE, instaurée par le Traité de Lisbonne.
Souvent présenté comme l’un des plus grands apports du Traité de Lisbonne, ce nouveau poste est très peu plébiscité par les citoyens. Cette opinion est fortement présente en Grande-Bretagne (46% des Britanniques interrogés), mais également dans les autres Etats membres consultés. Ainsi, 21% des Français, 32% des Allemands et des Américains, 16% des Espagnols et 14% des Italiens, estiment qu’il « ne devrait pas y avoir de Président de l’Europe ».
A la question « Si vous deviez voter aujourd’hui pour le président de l’Europe, qui choisiriez-vous ? », la plupart des Européens ont répondu « l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair ». 8% des Français et des Espagnols, 4% des Allemands, 13% des Britanniques et des Italiens et 15% des Américains pensent qu’il a le profil de l’emploi. L’ancien Premier ministre espagnol, Felipe Gonzalez, a obtenu un pourcentage élevé dans son pays (24%), mais il est presque totalement ignoré par les autres nations. Les noms de deux responsables politiques d’Europe de l’Est sont également évoqués : l’ancien président de la République tchèque, Vaclav Havel, et Bronislaw Geremek, un responsable politique polonais, mais ils n’ont obtenu que de faibles scores.
Le président français Nicolas Sarkozy a fortement soutenu l’idée de nommer Tony Blair à la tête de l’UE à la fin de l’année dernière. Mais plusieurs décideurs politiques ont rejeté cette idée. Certains affirment qu’il n’est plus un véritable Européen depuis qu’il a suivi les Etats-Unis dans la guerre en Irak, ce qui a provoqué des divisions sur le modèle « Ancienne Europe-Nouvelle Europe ».
De plus, le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a récemment déclaré que la Belgique n’accepterait pas un candidat provenant d’un pays qui ne participe pas totalement aux politiques européennes, notamment à la monnaie unique et à l’espace Schengen. Le Royaume-Uni bénéficie “d’opt-outs” (clauses de dérogation) pour ces deux initiatives et maintient également ses « lignes rouges » sur la police, la justice et les affaires intérieures.
Parallèlement, une large proportion d’Européens sont opposés à un président de l’Europe : 21% en France, 32% en Allemagne, 46% au Royaume-Uni , 14% en Italie et 16% en Espagne.




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