Après un mois de conflits internes, le Parti socialiste valide enfin ses listes pour les européennes, mais ne lance toujours pas officiellement sa campagne.
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Donner une nouvelle direction à l'Europe
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La Convention du PS adopte les listes européennes à l'unanimité
A l’unanimité moins cinq abstentions, les socialistes français ont finalement approuvé, samedi 21 mars, les listes présentées par le conseil national fin février pour les élections européennes (EurActiv.fr 02/03/2009). Seul changement, la place de numéro 3 de la région Massif-centre. Rejetée par les militants le 12 mars, cette liste est toujours conduite par le fabiusien Henri Weber et Cécile Jonhatan. « La liste a été approuvée par 10 départements sur 13. On peut l’améliorer mais pas la chambouler », a justifié Harlem Désir lors de la convention nationale. Le numéro trois, le maire d’Aurillac, Alain Calmette a cependant été remplacé par le premier secrétaire fédéral de Haute-Vienne, Laurent Lafaye, représentant du Limousin. Un changement symbolique, la circonscription ne comptant que 5 sièges, ce dernier n’a quasiment aucune chance d’être élu.
C’est donc au cours d’un meeting de trois heures à la Cité des sciences et de l’industrie que les socialistes ont tenté de mettre fin à leurs divisions au sujet des élections européennes. Dans une salle peu enthousiaste, les têtes de liste se sont succédées à la tribune. Entourés de leur colistier, ils ont tour à tour répondu, chacun sur un thème différent, aux questions que leur posaient, « des vrais gens », postés dans la salle, le plus souvent des syndicalistes. Si la mise en scène se voulait vivante, la ferveur n’était guère palpable dans les rangs. Même les candidats postés à la tribune après s’être exprimés avaient l’air de s’ennuyer ferme.
Un seul adversaire
« Si l’Europe nous a divisé, c’est peut-être parce qu’elle est si importante pour nous socialistes», a quant à elle suggéré la première secrétaire du PS en clôture de la convention. Sans convaincre. Balayant d’un revers de main le problème de la dispersion des voix de gauche avec la multitude de liste (voir le tableau des candidats), Martine Aubry a indiqué que les socialistes français n’auraient « qu’un seul adversaire » pendant la campagne, Nicolas Sarkozy avant d’y ajouter le libéralisme de Barroso (le président de la Commission européenne, ndlr).
Plaidant pour une « vraie alternance » au Parlement européen et à la Commission, la première secrétaire du PS a ébauché la vision des socialistes pour "donner une nouvelle direction à l’Europe". Basé sur le manifeste du parti socialiste européen, le projet socialiste, reprend quelques uns des chevaux de bataille du PS français. Martine Aubry a insisté sur la volonté du parti de pousser à la mise en place d’une directive cadre sur les services publics et de minima sociaux dans tous les pays d’Europe. L’Europe doit « créer des emplois » en fondant son action sur « trois pieds : les services, l’innovation et la technologie », a-t-elle ajouté.
Evoquant l’agriculture durable, « l’impérieuse responsabilité de créer pour nos enfants une Europe verte », Martine Aubry a lancé « nous les socialistes français nous demandons plus ». Et de citer la nécessité pour l’Europe de lever des emprunts ou d’harmoniser la fiscalité. Utilisant plusieurs fois un terme qui n’est pas sans rappeler la campagne électorale de Ségolène Royale, la première secrétaire a enfin indiqué que l’Europe devait mettre en place une politique « de juste échange ». L’Europe doit être « juste, durable et prospère a-t-elle conclu ».
Mais le lancement de la campagne aura réellement lieu à Lille, le 24 avril prochain, au même moment que celle du Parti socialiste européen. Et avec lui la présentation officielle du programme du PS. D’ici les futurs élus « commencent à réfléchir » à la stratégie d’influence de la délégation au Parlement européen, notamment aux postes dans les différentes commissions parlementaires, a indiqué Aurélie Filippetti à EurActiv.fr.



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