EN BREF:

Dans un entretien accordé à cinq quotidiens européens, et publié par le journal Le Monde du mercredi 20 mai, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, monte au créneau pour défendre la politique qu’il mène depuis 2004, et officialise pour la première fois sa candidature à un second mandat de président de la Commission européenne.

Pour lui, le collège des commissaires n’a pas vocation a être partisan, même si il est incontestablement politique. «En France, il y a parfois cette tentation d’ultra-politisation, de façon très partisane, dogmatique, voire fanatique, qui ne correspond pas à la réalité», estime M. Barroso.

Il justifie sa faible implication dans la campagne des élections européennes, en précisant que la campagne concerne uniquement le Parlement européen, et non la Commission. Par ailleurs, il se dit «très fier» des soutiens reçus de la part des différents chefs d’Etat et de gouvernement dans la perspective d’un nouveau mandat. «Il y a là la reconnaissance du travail accompli dans une période extrêmement difficile», précise-t-il. «J’aime ce que je fais», ajoute-t-il un peu plus loin.

Interrogé sur l’opportunité d’attendre la mise en œuvre du traité de Lisbonne avant le renouvellement du collège des commissaires, le président de la Commission, gardienne des traités, affirme qu’une stabilité institutionnelle est nécessaire «car la crise est extrêmement sérieuse». Avant de préciser: «Nous devons nous en tenir au traité en vigueur. On ne peut pas appliquer un traité qui n’est pas encore en vigueur. On doit tout faire sous le traité de Nice.»