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« J’ai rappelé au premier ministre portugais (…) la nécessité d’aller vite, parce qu’il faut que l’Europe tourne cette page, reprenne sa marche en avant avec des institutions solides », a déclaré François Fillon à l’issue de sa visite au Portugal, samedi 28 juillet.

Actuellement à la tête de l’Union européenne, le Portugal a annoncé son souhait de clore, au début du mois d’octobre, les travaux de la Conférence intergouvernementale, afin de parvenir à un accord entre les Etats membres lors du sommet des 18 et 19 octobre prochains.

Les travaux de la CIG ont débuté le 23 juillet. Ils sont pour le moment interrompus à l’occasion des vacances et devraient reprendre le 27 août.

Le mandat fixé à la CIG à été déterminé après de longues heures de négociations lors du Sommet européen des 22 et 23 juin.

La coopération euro-africaine était également au menu de la rencontre entre François Fillon et le premier ministre portugais, José Socrates. Le deuxième sommet UE-Afrique devrait avoir lieu sous présidence portugaise. Cet évènement est attendu, l’UE n’ayant pas réussi à organiser une rencontre avec le continent africain depuis celui du Caire en 2000.

Les Etats membres et certains Etats d’Afrique n’ont pas réussi depuis à faire taire leur désaccord sur la participation à cette rencontre du président zimbabwéen, Robert Mugabe. Le Royaume-Uni s’est notamment opposé à l’invitation du dirigeant, actuellement sous le coup d’une interdiction de séjour dans l’UE pour les atteintes répétées de son régime aux droits de l’Homme.

Les relations UE-Afrique ont également fait l’objet de discussions entre le premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, et François Fillon. Le Français s’est rendu en Espagne juste avant sa visite au Portugal ce week-end.    

Les deux hommes ont évoqué la mise en place d’une « action globale des pays européens » sur ce sujet. « Nous partageons de façon claire l’idée que l’immigration doit être une politique propre à l’Union européenne », a indiqué le premier ministre espagnol, qui a insisté sur « l’intérêt de la légalité en matière d’immigration et d’intégration des migrants dans nos sociétés respectives ».

Dans le même temps, le premier ministre français a évoqué la nécessité d’harmoniser les procédures et les législations sur le droit d’asile « pour faire en sorte que les personnes qui veulent venir en Europe ne jouent pas sur les différences entre les pays européens pour contourner les règles mises en place ».

Ces propos contrastent grandement avec la polémique intervenue en septembre 2006 à Madrid. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait proposé  « d’interdire à l’avenir de toute mesure de régularisation massive ou des régularisations de plein droit ». Le candidat Sarkozy faisait alors allusion aux 600 000 sans-papiers régularisés par le gouvernement espagnol en 2005. José Luis Zapatero avait à l’époque répondu ne pas avoir à recevoir de leçons de la place Beauvau.