« Il existe un consensus sur son nom [Van Rompuy], ce qui est rare parmi les 27 [chefs d’Etat et de gouvernement]. Personne d’autre n’obtient l’unanimité », a déclaré un diplomate européen , cité par l’AFP.
« Personne ne s’oppose à lui et beaucoup lui demandent d’accepter », a confirmé un autre diplomate.
M. Van Rompuy, devenu premier ministre belge en 2008 et qui a eu 62 ans le 1er novembre, a fait l’objet de demandes très claires pour accepter le poste de premier président permanent du Conseil européen lors du sommet des 29 et 30 octobre, ont ajouté les mêmes sources. L’AFP indique que M. Van Rompuy a le soutien fort de la France et de l’Allemagne.
Un porte-parole du gouvernement belge a refusé de commenter l’édition du 2 novembre du quotidien néerlandophone belge « De Standaard » qui a titré : « Van Rompuy n’est pas candidat, mais il est favori pour être président de l’Europe ».
Le premier ministre belge figure en tête de la liste dressée par EurActiv des possibles candidats pour ce haut poste (Dossier d'EurActiv.com). Parmi ses points forts figurent sa réputation de médiateur hors pair et de conciliateur. « Une réputation gagnée en raison du contexte politique intercommunautaire complexe en Belgique », ont indiqué des sources à EurActiv.com.
Modestie
Des qualités qui sont aussi ses points faibles. Car M. Van Rompuy n’est pas considéré comme un communicant charismatique et manque de stature internationale.
Célèbre pour leur modestie, M. Van Rompuy et sa femme se sont récemment rendus en vacances en Australie en caravane sans accompagnement d’aucune sorte, ni personnel de sécurité.
Le premier ministre belge a fait une longue carrière politique au sein du parti flamand CD&V, affilié au PPE. Son frère Eric Van Rompuy est également un homme politique du CD&V. Leur sœur Christine Van Rompuy est membre du petit parti des travailleurs de Belgique (une faction dissidente de l’ancien parti communiste belge).
Mais la situation politique belge pourrait entraver la prise de fonction de M. Van Rompuy. Sous sa houlette, des négociations discrètes sont encore en cours pour réformer la constitution et rééquilibrer les pouvoirs entre les communautés linguistiques.
Le prédécesseur de M. Van Rompuy, Yves Leterme, également membre du CD&V, a échoué à trouver un compromis sur les requêtes flamandes de transférer plus de pouvoirs aux régions (EurActiv.com 15/07/09). Or son successeur a récemment déclaré qu’il allait s’efforcer de résoudre les tensions internes du pays d’ici la mi-2010, afin d’éviter des problèmes potentiels lors de la présidence belge de l’UE au deuxième semestre 2010 (EurActiv.com 27/07/09).
CALENDRIER:
- 3 novembre : La Cour constitutionnelle tchèque statue sur le dernier recours d'un groupe de sénateurs sur la conformité du traité de Lisbonne à la Constitution du pays.
- 13-14 novembre : Rencontre possible entre les dirigeants de l’UE à Bruxelles pour un sommet extraordinaire pour se décider sur les nominations aux hauts postes.
- 1 décembre 2009 : Date probable d’entrée en vigueur du traité de Lisbonne.



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