EN BREF:

Dans un entretien accordé au journal Le Monde daté du 27 octobre, le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Junker, affirme qu’il n’aurait «pas de raison» de refuser un appel à candidature pour la présidence de l’UE. 

Le traité de Lisbonne, qui pourrait être bientôt ratifié, prévoit la création d’un poste de président stable du Conseil européen pour deux ans et demi. 

Quelques jours plus tôt, le président de l’Eurogroupe avait annoncé son opposition à la candidature de son homologue britannique Tony Blair à ce poste. «Je ne distingue pas les domaines dans lesquels le Royaume-Uni aurait fait preuve d’une véritable inspiration européenne au cours des dix dernières années, hormis des avancées sur la défense», confirme-t-il au Monde.

«Ma grande expérience m’a appris que l’Union ne se fait pas seulement sur les idées des "grands", qui souvent dirigent. Ce sont les "petits" et les "moyens" qui les mettent souvent d’accord, ce que les grands feignent d’ignorer», ajoute-t-il.