Tony Blair, Jean-Claude Juncker, José María Aznar, Aleksander Kwasniewski et désormais Bertie Ahern : le Premier ministre irlandais a récemment rejoint la liste des candidats potentiels à la fonction récemment créée de président de l’UE, qui devrait voir le jour lors de l'entrée en vigueur du traité en 2009.
Revue de presse
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La liste des candidats à la présidence de l’UE s’allongeEurActiv.com
Candidate list for new EU top job gets longerEurActiv.com
Kandidatenliste für neuen EU-Präsidenten wächst
Contexte:
Le nouveau traité, signé en décembre dernier, crée la fonction d’un président permanent à la tête de l’Union pour une période de deux ans et demi, son mandat pouvant être renouvelé une fois. Ce système remplacera le système actuel de présidence tournante de six mois entre les Etats membres.
De plus, les fonctions du Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, poste actuellement occupé par Javier Solana, seront étendues et cumulées avec celles du commissaire aux Relations extérieures.
Enjeux:
Interrogé par le Irish Times concernant un poste éventuel à Bruxelles, M. Ahern a déclaré qu’il aimait l’Europe et qu’il s’y intéressait, même s’il admet ne pas encore avoir réfléchi à cette possibilité jusqu’à présent.
M. Ahern a également déclaré que son expérience européenne était moins importante que celle de Jean-Claude Juncker, premier ministre luxembourgeois de longue date, et qu’une faible minorité de ses collègues souhaitait le voir occuper une telle fonction.
Les négociations pour les trois fonctions politiques les plus importantes – le président de l’UE, le Haut représentant, qui sera de facto ministre européen des Affaires étrangères, et le président de la Commission européenne – débuteront au second semestre de 2008, lorsque la France prendra la présidence de l’UE.
Bien que le nouveau traité contienne une description claire des deux nouveaux postes, la mise en œuvre de ces fonctions reste délibérément vague, comme l’a déclaré Igor Sencar, ambassadeur européen de l’actuelle Présidence slovène, lors d’un entretien accordé à la Chambre américaine de commerce auprès de l’UE.
Il a souligné que seuls le temps et les réalités politiques montreront le futur rôle du président, ou plus exactement où ce rôle se situera, entre une fonction purement honorifique et un rôle de dirigeant à part entière au niveau européen.
Il a ajouté qu’il était probablement trop tôt pour s’avancer sur le type de problème qui pourrait survenir concernant la création de cette fonction.
M. Juncker, l’un des candidats envisagés pour le poste de président de l’Union, a déjà clairement déclaré, avant même l’adoption du nouveau traité, que l’UE n’avait pas besoin d’un président se contentant de féliciter le président américain pour son anniversaire.
Aucun des candidats pressentis pour l’une de ces trois importantes fonctions n’a clairement exprimé sa volonté de faire campagne mais officieusement, le marchandage politique a déjà commencé.
Plusieurs pays, notamment les poids lourds que sont la France et l’Allemagne, ont exprimé à plusieurs reprises leur soutien à Jean-Claude Juncker. Après une rencontre avec Tony Blair l’été dernier à Paris, le président français Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il pourrait également imaginer l’ancien Premier ministre britannique à ce poste.
« C’est un homme très remarquable. Il est le plus européen des Anglais », a déclaré Sarkozy. « Je ne connais pas ses intentions, mais que l’on puisse penser à lui, c’est assez intelligent », a-t-il ajouté. Tony Blair a ainsi été invité à participer au prochain Conseil national de l’UMP, samedi 12 janvier.
M. Sarkozy a été soutenu par Gordon Brown, le nouveau premier ministre britannique, qui a affirmé que M. Blair ferait un excellent président.
Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a au contraire accusé Nicolas Sarkozy de vouloir préparer une candidature de Tony Blair, qu’il rejette vigoureusement. « Cette candidature n’est pas acceptable, parce qu’il n’est pas acceptable que le premier président de l’UE soit un homme qui ait soutenu et participé à la guerre en Irak », a-t-il dénoncé.
L’occupation de ces trois postes sera certainement le résultat de négociations politiques entre les Etats membres. La taille du pays, la couleur politique des candidats et leur expérience européenne sera prise en compte. Il est peu vraisemblable que deux personnalités de la même nationalité ou de la même appartenance politique soient nommées aux deux postes les plus importants.




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