Le nouveau président du Parlement européen a été élu par 555 sur les 644 voix exprimées. Dans deux ans et demi, il devrait passer le relais à son successeur pressenti, le socialiste Martin Schulz, pour le reste de la législature.

Documents officiels
Parlement européen
répartition des sièges par groupes politiques dans chaque Etat membreAutre
CV de Jerzy Buzek
Sans surprise, le Polonais Jerzy Buzek a été élu, mardi 14 juillet, président du Parlement européen (PE) à l’occasion de la première session plénière. Il a réuni 555 voix sur les 644 voix exprimées. Une désignation inédite puisque c’est la première fois qu’un député d’Europe de l’Est est propulsé à un tel poste.
La carrière publique de cet ancien professeur de sciences techniques débute au sein du syndicat Solidarnosc, qu’il rejoint en 1980 et dont il est toujours membre. Premier ministre de 1999 à 2001, il essuie cette même année un échec aux élections législatives. Il rejoint alors l’arène communautaire en tant que député européen de 2004 à 2009. Pendant son mandat, il se consacre aux questions scientifiques et technologiques. La revue « Parliament magazine » le gratifie en 2006 du prix du meilleur député européen pour les travaux qu’il a menés dans ces domaines.
Son élection était prévisible car les deux principaux partis du Parlement - PPE et S&D (ex PSE) -, avaient conclu un accord technique pour se partager la présidence du Parlement européen, avec l’aval de l’ADLE. Depuis 1989, les deux grandes forces politiques du PE conviennent systématiquement d’un accord de cette nature. L’année 1979 fait exception, puisque les voix de l’ADLE et du PPE suffisaient à atteindre la majorité absolue.
Martin Schulz, successeur probable de Buzek
Cet arrangement permet aux conservateurs et aux socio-démocrates d’offrir à leurs candidats respectifs un mandat de deux ans et demi à la tête du Parlement européen. Le chef des sociaux-démocrates, Martin Schulz, apparaît comme le successeur le plus probable de Jerzy Buzec.
Les opposants du Polonais au poste de président du Parlement européen ont été évincés tour à tour. L’eurodéputé conservateur italien Mario Mauro, membre du parti présidé par Silvio Berlusconi –le peuple de la liberté–, n’a pas attiré les faveurs des chefs de gouvernement européens. Préférant sauvegarder l’unité du PPE, il s’est retiré de la course le 7 juillet.
Le même jour, Graham Watson, chef de file de l’ADLE, a également annoncé son désistement. Il avait pourtant tôt-fait d’indiquer ses ambitions à la présidence du Parlement européen, en se portant candidat dès janvier 2009. Une méthode iconoclaste qui rompt avec la tradition du huis-clos. Mais la cuisine politique aura eu raison des velléités de M. Watson qui a accepté de se retirer en échange de la promesse faite par M. Barroso de prendre en compte le programme de l’ADLE au cours de son probable prochain mandat.
La Gauche unitaire européenne (GUE) avait bien tenté de tirer son épingle du jeu en approuvant la candidature de la suédoise Eva-Britt Svensson. Mais les 33 élus de la GUE n’ont pas fait le poids face à l’alliance PPE-S&D. Elle n’a réuni que 89 voix.



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