Saluées par les chefs d'Etat et de gouvernements des 27, ces nominations sont critiquées pas une partie de la gauche.
Herman Van Rompuy, premier président de l’Union européenne, a perçu sa désignation comme un égard envers son pays. "J'y vois une marque de reconnaissance à l'égard de la Belgique qui, en tant qu'état fondateur, s'est investie sans relâche dans la construction de l'Europe".
Catherine Ashton, nommée Haut représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, a indiqué lors de la conférence de presse suivant sa nomination : « Travailler à la fois pour le Conseil et la Commission sera un défi, et être la première à ce poste est aussi un défi. J’ai été la première Commissaire européenne du Royaume Uni, ensuite la première Commissaire en charge des questions commerciales, et maintenant la première femme à ce poste. »
Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a estimé «qu’il aurait été impossible d'avoir un meilleur choix». Cette désignation est un véritable «hommage à la Belgique". La nomination de Catherine Ashton est tout aussi forte sur le plan symbolique, a-t-il ajouté, jugeant qu'il est "tellement important que la Grande-Bretagne reste au coeur du projet européen".
Pour le premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, M. Van Rompuy fera un excellent président. « Nous avons cherché des personnes capables d’instaurer une continuité, capables de nous unir, d’être la voix de l’Europe, son visage et sa présence dans le monde. Je pense que nous y sommes parvenus »
Le président français Nicolas Sarkozy a quant à lui déclaré: "J'ai toujours pensé qu'il fallait un président fort. D'autres solutions avaient été envisagées, notamment celle de Tony Blair, mais je suis persuadé qu’Herman Van Rompuy pourra négocier, portera fièrement le drapeau de l'Europe". « Ce n'est pas du tout un choix par défaut», a-t-il ajouté.
Le britannique Gordon Brown a salué le sens du consensus d'Herman Van Rompuy et son intégrité "au-dessus de tout soupçon" M. Blair aurait fait un excellent président mais (..) le Parti populaire européen avait exigé le poste".
La chancelière allemande, Angela Merkel, qui tenait fermement avec Paris à la nomination du Belge s'est félicitée. Les interlocuteurs des Vingt-Sept, qu'il s'agisse des Etats-Unis, de la Russie ou de la Chine "sauront appeler celui dont ils savent qu'il parle au nom de l'Europe", a-t-elle déclaré. Au sujet de Catherine Ashton, la chancelière allemande s'est contentée d'indiquer qu'elle était "une personne très capable et qui a tout ce qu'il faut pour se charger de ce travail".
Le premier ministre bulgare, Boyko Borisov, qui sera le premier à accueillir le Président Herman Van Rompuy en visite officielle a déclaré à l’agence de presse bulgare : « La nomination d’Herman Van Rompuy et de Catherine Ashton est une bonne chose pour la Bulgarie et pour l’UE ».
Les Etats-Unis se sont félicité de la nomination des deux nouveaux responsables. Leur désignation coïncide avec la mise en œuvre du traité de Lisbonne. Ces éléments sont la promesse d'un "partenariat renforcé entre l'Europe et les Etats-Unis", a indiqué la maison blanche.
Pour Joseph Daul, président du groupe PPE, le groupe "est ainsi conforté dans sa position de première famille politique en Europe".
"Mon Groupe attend maintenant de Catherine Ashton et Herman Van Rompuy qu'ils se montrent forts eux aussi, chacun à son niveau, au service de l'intérêt général européen"
Le président du groupe socialiste au Parlement européen, Martin Shulz s’est montré optimiste quant à la nomination de Catherine Ashton : « En tant que commissaire au commerce, elle a acquis de l'expérience dans des négociations internationales très complexes ».
Les conséquences de la nomination d’Herman Van Rompuy sont importantes pour la Belgique. « Il faudrait faire du Van Rompuy sans Van Rompuy », a déploré la vice-première ministre socialiste belge Laurette Onkelinx.













