Les Etats-Unis ont fait pression sur l’Europe pour qu’elle réduise le nombre de sièges qu’elle occupe au Conseil d’administration du FMI. Le projet américain consisterait à fusionner les huit sièges en un seul afin d’offrir la possibilité aux pays émergents d’être mieux représentés.

A l’issue du Conseil européen du 17 septembre, les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont fait savoir que « la taille actuelle de son conseil d’administration reflète raisonnablement le compromis entre ouverture et légitimité, d’une part, et efficacité de fonctionnement, d’autre part ». 

Le Conseil s’est en revanche montré favorable à l’octroi de droits de vote supplémentaires à la Chine et à l’Inde au sein du FMI et de la Banque mondiale. Les dirigeants européens optent pour une évolution qui donne la préférence aux pays sous-représentés, une catégorie qui comprend certains pays européens. C’est notamment le cas de l’Espagne, alors que d’autres Etats, répertoriés comme émergents, bénéficieraient d’une sur-représentation. C’est la cas de l’Argentine ou encore l’Arabie Saoudite. 

L’augmentation de la contribution européenne au budget du FMI a également été entérinée : l’engagement européen, qui s’établissait initialement à 75 milliards d’euros en mars, a été porté à 125 milliards d’euros début septembre (EurActiv.fr 01/09/09).

L’augmentation résulte de la volonté des Etats du G20 de tripler le montant des ressources financières accordées au FMI lors du dernier sommet organisé en avril.

Le FMI, en tant que prêteur de dernier ressort, a besoin de renflouer sa trésorerie pour faire face à la crise financière la plus grave depuis sa création en 1944 et augmenter ses capacités de prêts.