« Les listes sont déterminées par les partis nationaux et régionaux. Ceux qui veulent être bien placés sont incités à être en bons termes avec les partis nationaux et c’est naturel », a déclaré M. Kurpas dans un entretien à EurActiv.com.

Selon lui, le problème est que les eurodéputés élus sont par contre peu incités à bien travailler dès lors qu’ils ont pris leurs fonctions. « Vous pouvez être un européen couronné de succès et travaillant très dur à Bruxelles mais au final, ce n’est pas déterminant pour être en bonne place sur la liste. A terme, il sera plus important d’avoir de bonnes relations avec les partis nationaux ».

L’absence d’une réelle « sphère publique européenne » avec une identité, une culture et des médias communs a souvent été invoquée pour expliquer l’absence d’esprit européen lors des campagnes électorales européennes. Selon le professeur Cees Van der Eijk de l’Université de Nottingham, ce phénomène a transformé les élections européennes en “élections nationales de second ordre”  (EurActiv.com 14/04/08; Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquer ici).

Par conséquent, il est toujours difficile de prévoir leur résultat. «Vous avez 27 opinions publiques nationales qui peuvent changer et des personnes qui ont tendance à fonder davantage leurs choix sur des questions nationales que sur des questions européennes », explique M. Kurpas. « Il est donc très difficile de prévoir […] Il faut vraiment observer les 27 débats nationaux ».

L’une des solutions serait, selon lui, d’instaurer un système permettant d’élire directement un certain nombre d’eurodéputés, sans passer par les listes établies par les partis au niveau national. Un tel système, affirme-t-il, « stimulerait des campagnes portant sur des réalisations et sur des programmes au niveau européen ».

M. Kurpas souligne qu’« il ne reviendrait pas aux partis européens de décider du mandat mais au candidat lui-même, avec une certaine part des voix dans une circonscription électorale donnée ».

Il reconnaît cependant que cette approche « n’est pas réaliste à court terme » et recommande d’ouvrir cette procédure à un nombre limité de sièges.

Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquer ici.