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Accueil - Institutions

Soutien grandissant pour Verhofstadt contre Barroso

11.6.2009

Les libéraux, les Verts et les socialistes ont commencé à rassembler leurs forces pour empêcher José Manuel Barroso d’être désigné à nouveau président de la Commission européenne. Ils avancent le nom de l’ancien premier ministre belge, Guy Verhofstadt.

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Le groupe socialiste du Parlement européen s’opposera à la réélection de M. Barroso, a déclaré son dirigeant le 9 juin, après que l’actuel président de la Commission a confirmé qu’il se présentait à sa réélection.

«M. Barroso prône une politique à laquelle nous nous sommes opposés lors des élections européennes. Je ne peux pas assurer en ce moment que ma fraction soutiendra M. Barroso pour un second mandat», a déclaré Martin Schulz selon l’édition de mercredi du journal Financial Times Deutschland (Allemagne).

Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe des Verts, a proposé une action conjointe pour l’élection de M. Verhofstadt à la barre de la Commission à Poul Nyrup Rasmussen, le président du Parti socialiste européen, qui aurait accepté, selon des informations d’EurActiv.com. Le président du PSE fait actuellement le tour des capitales européennes pour s’assurer du soutien à l’élection de M. Verhofstadt.

Ce rebondissement sonne comme une mauvaise nouvelle pour le Parti populaire européen (PPE). Le président du groupe PPE-DE au Parlement, le Français Joseph Daul, a appelé lundi 8 juin à une grande coalition entre le PPE, les libéraux de l’ADLE et le Parti socialiste européen (PSE) pour réélire M. Barroso. 

Puisque le vote au Parlement européen est secret, le PPE doit trouver de l’aide en-dehors de ses rangs pour faire réélire M. Barroso. Le centre-droit a gagné les élections avec 264 sièges sur 736, bien en tête devant le PSE qui en a obtenu 162. Néanmoins, il n’est pas facile pour lui d’assurer une coalition majoritaire. 

La chancelière allemande, Angela Merkel, n’a pas caché que réélire M. Barroso serait une épreuve difficile. «Nous devrons avoir des discussions difficiles avec le Parlement européen», a-t-elle déclaré lors d’une conférence commune avec M. Barroso le 9 juin à Berlin. M. Barroso parcourt en ce moment les capitales européennes pour y trouver des soutiens à sa réélection. 

«Les pires films, ce sont les remakes»

«M. Verhofstadt lui-même ne fera pas de commentaires à ce stade», a déclaré son porte-parole Kurt Debuef à EurActiv.com. «Il a toujours affirmé que les pires films, c’étaient les remakes», a ajouté M. Debuef, faisant allusion à la candidature de Verhofstadt à la présidence de la Commission en 2004. A l'époque, l'ancien premier ministre belge s’était heurté au veto de l’Anglais Tony Blair, premier ministre d’alors. 

Des sources du Parlement européen ont déclaré à EurActiv.com que M. Verhofstadt restait prudent, car son camp n’était pas uni derrière lui. En effet, le président de l’ADLE, Graham Watson, nourrit lui-même l’ambition de devenir président du Parlement européen. Or, comme le groupe libéral est relativement petit, il ne pourra obtenir ces deux postes-clés, et M. Watson considère donc M. Verhofstadt comme un concurrent de poids. 

Aussi, M. Watson aurait prévu la prochaine réunion du groupe ADLE à la fin du mois de juillet afin d’éviter à dessein d’avoir à aider M. Verhofstadt, selon les mêmes sources. Au sein du Parlement européen, l’eurodéputée belge ADLE Annemie Neyts-Uytterbroeck a pris l’initiative d’appuyer la candidature de M. Verhofstadt au lieu de M. Watson au sein du groupe ADLE, ont ajouté ces sources.

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