Les Irlandais, qui se prononçaient par référendum, jeudi 12 juin, sur le traité de Lisbonne auraient rejeté le texte, selon les informations de Sylvie Goulard, présidente du Mouvement Européen-France.

« J’ai des nouvelles de Dublin et a priori elles sont très mauvaises. Ce sont des grandes tendances, mais nous ne devrions pas être démentis », a déclaré Sylvie Goulard à des journalistes présents à Marseille pour la première rencontre Paroles d’Européens, organisée par le quai d’Orsay aujourd’hui.
Le scrutin, qui a eu lieu en Irlande le 12 juin, est en phase de dépouillement depuis ce matin. Les résultats officiels devraient être connus aux alentours de 16h.
Un peu plus tôt dans la matinée, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, s’est exprimé, la mine grave, lors d’une conférence de presse au sujet du référendum irlandais. S’il a dit espérer encore que les résultats soient positifs, il a ajouté que « si le résultat devait être négatif, nous serions effondrés » et que « les premières victimes du non seraient les Irlandais ».
Précisant que les priorités de la Présidence française ne seraient en rien affectées en cas de non irlandais, il a rappelé que le traité de Lisbonne était le meilleur compromis possible pour l’Europe, « y compris pour nos amis irlandais ».
Le traité de Lisbonne passera-t-il à la trappe en cas de rejet irlandais? A priori non. « Nous verrons quelles sont les solutions envisageables pour faire en sorte que tout le travail accompli depuis dix ans puisse rester vivant », a indiqué le ministre, en ajoutant que « l’essentiel du traité de Lisbonne serait maintenu ». Il a également rappelé que le couple franco-allemand serait moteur pour trouver une solution en cas de crise. La République tchèque et la Suède, qui seront à la tête de l’UE après la France, « devront poursuivre le processus de ratification », a ajouté Jean-Pierre Jouyet, comme pour indiquer que ce processus ne s’arrêterait pas.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères portugais, Luis Amado, a indiqué que la France « aurait la responsabilité de trouver des solutions », avant d’ajouter que, quel que soit le résultat, « la vie continue ».
Présents à Paris, jeudi 12 juin, les ministres des Affaires européennes tchèque et suédois avaient eux aussi indiqué qu’en cas de non irlandais, le traité ne serait pas mort.




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