Le président du Conseil européen fraîchement nommé a pris la parole lors de la conférence de clôture du Conseil jeudi 19 novembre vers 21h30.
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« Même s’il m’est particulièrement difficile d’abandonner la direction de mon pays, j’accepte votre décision », a déclaré le premier ministre belge Herman Van Rompuy nommé à l’unanimité des 27 premier président stable du Conseil européen.
Critiqué par une partie de la gauche pour être le plus petit dénominateur commun, M. Van Rompuy a rappelé qu’il n’avait « pas sollicité cette haute fonction », mais qu’il l’assumait « avec conviction ».
« La fonction à laquelle vous venez de me désigner est nouvelle », a rappelé le nouveau président devant une salle de presse du Conseil archicomble. « J’ai la ferme intention de veiller à ce que notre action se développe dans la durée ».
« Je pense aussi qu’un « retour aux sources » du Conseil européen pourrait nous servir en discutant de temps en temps, aussi de manière libre et informelle, des grandes questions de la construction européenne », a ajouté M. Van Rompuy évoquant notamment l’agenda économique et social de l’UE.
« Notre union appartient à chacun d’entre nous », a-t-il par la suite indiqué afin de préciser quelle serait sa double « ligne de conduite ».
« Je veillerai à respecter les sensibilités et les intérêts de tout un chacun (…). Ce principe a un corollaire au niveau de l’action. Pour moi chaque pays doit sortir vainqueur de la négociation. »
Un seul profil possible
Sur le profil du nouveau président du Conseil européen, le Belge a été catégorique. «Il n’y a qu’un profil possible, celui du dialogue, de l’unité, de l’action. »
Il a également pris position sur les risques de cacophonie à la tête de l’UE entre le président de la Commission, le président du Conseil européen, le président en exercice de l'UE. « Les trois présidents doivent chercher la réussite. La négociation sera de mise, les tensions seront productives et le résultat sera à la mise.»
Herman Van Rompuy a également donné des précisions sur sa vision de la répartition des rôles à la direction de l’UE. « Je serai présent aux réunions des Sommets avec nos partenaires dans le monde, et je présenterai les positions que le Conseil aura approuvées. » « Je compte aussi sur le président de la Commission pour assumer un rôle analogue dans les domaines autres que la politique étrangères et de sécurité commune ».
Quant au Haut représentant, Catherine Ashton, « elle sera notre principal acteur en politique étrangère. »
« Je resterai discret dans les médias, certainement les prochaines semaines », a-t-il précisé.
« J’espère que notre union s’élargira encore les prochains deux ans et demi à des pays qui bien sûr remplissent nos conditions », a indiqué le nouveau président. Au sujet de l'adhésion de la Turquie à l'UE, il a déclaré aux journalistes: "Mon opinion personnelle est entièrement subordonnée à l'opinion du Conseil. Mon rôle est de chercher un consensus sur le sujet. Je m'appliquerai pour que sur ce point et sur d'autres, on puisse trouver le plus grand consensus et éviter la cacophonie".
Interrogé par un journaliste sur sa désignation « moins démocratique que la procédure de désignation du président chinois », M. Van Rompuy a a répondu que "le Traité a été adopté de façon démocratique par les 27 Etats membres et que la comparaison avec d'autres pays n'est pas à sa place. »













