Connu pour son opposition au traité de Lisbonne et son euroscepticisme, le président tchèque avait déjà rencontré Declan Ganley au mois de juin dernier. A l’époque, il lui avait proposé de l’aider à transformer sa plate-forme contre le traité de Lisbonne, «Libertas», en un parti pan-européen.

Cette nouvelle rencontre entre les deux hommes intervient à un moment-clé du processus de ratification du traité de Lisbonne. Le gouvernement irlandais est en effet supposé présenter une feuille de route lors du Conseil européen de décembre, afin de trouver une solution à la crise institutionnelle entraînée par le rejet des Irlandais le 12 juin dernier. (EurActiv.fr 16/06/08)

Rencontre «très contrariante»

Des responsables irlandais ont fait part à EurActiv.com de leur mécontentement au sujet de cette visite, qualifiant la rencontre de «très contrariante». Celle-ci ne fait que donner une légitimité supplémentaire à la plate-forme de Declan Ganley à un moment très sensible des relations entre l’UE et l’Irlande, ont indiqué ces sources.

Soupçonné d’irrégularités, le financement de la campagne du non menée par Libertas fait l’objet de nombreuses suspicions à Dublin et à Bruxelles.  

Dans le même temps, la ratification du traité de Lisbonne connaît quelques remous en République tchèque, alors que le pays succédera à la France à la tête de l’UE après en janvier 2009. La semaine dernière, la cour constitutionnelle a en effet repoussé une décision sur la constitutionnalité du traité après une intervention personnelle du président Klaus.

Selon toute vraisemblance, la République tchèque n’aura pas ratifié le traité avant d’entamer sa présidence, contrairement à ce qui était prévu.

Enfin, le maire de Prague Pavel Bem, qui a récemment annoncé qu’il s’opposerait aux décisions des Démocrates Civiques (ODS) lors du congrès du parti en décembre, a déclaré cette semaine son opposition à la ratification du traité de Lisbonne. A l’instar du président Klaus, il semblerait que le maire de Prague considère que le traité de Lisbonne soit mort. Aucune réaction n’a pu être obtenue du côté des autorités tchèques.