Le gouvernement et Pôle emploi viennent de publier les derniers chiffres des demandeurs d’emplois au mois de juin. Et les résultats ne sont pas bons.

Le nombre d’inscrit au service public de l’emploi, en catégorie A, est en hausse de 1,3%. Alors que le chômage augmentait déjà de 0,7% en mai, la baisse qu’a connue le pays au cours des quatre mois précédents a simplement été annulée.

Les demandeurs d’emploi en catégorie A sont désormais plus de 2,7 millions en France métropolitaine. Et plus de 4,1 millions, toutes catégories confondues.

Sur l’année, leur progression est estimée à 4%. Et les séniors sont les premiers touchés par ce revirement : par rapport au mois de mai, leur nombre a grimpé de 2%.

En Allemagne

Outre-Rhin, la situation de l’emploi est nettement meilleure. Selon les statistiques nationales de l’Office fédéral du travail, le taux de chômage se stabilise à 7% en juillet (contre plus de 9,5% en France). Avec une baisse consécutive sur les 25 derniers mois (juin 2009), le nombre de chômeurs est au plus bas depuis 1992.

En parallèle, le taux d’emploi connaît un rythme de croissance régulier de 0,1% depuis l’été 2010, soit 1,2% sur l’année.

Selon les estimations de BNP-Paribas, malgré un ralentissement de l’activité, l’emploi ne devrait pas être affecté. Comme l’indiquent les chiffres de l’inflation à la hausse, en Allemagne « l’économie opère au-dessus de ses capacités », explique-t-elle dans un bulletin d’analyse daté du 28 juillet.

La situation de l’emploi et la confiance des ménages contribuent donc à la croissance, par le biais de la consommation.