Dans un projet de document révélé par EurActiv.fr, la Commission détaille sa stratégie pour renforcer le marché intérieur de l'UE. Au-delà des propositions nouvelles, Bruxelles entend aussi relancer bon nombre de dossiers actuellement au milieu du gué.

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Documents officiels
Commission européenne
Single Market Act: Projet de communication, 23/08/2010Commission européenne
Single Market Act: Annexe 1, 23/08/2010Commission européenne
Single Market Act: Annexe 2, 23/08/2010
Dans un projet de communication daté du 23 août, révélé par EurActiv.fr, la Commission européenne détaille son plan d’action pour son Nouvel acte pour le marché unique, “Single Market Act” en anglais. Ce texte, accompagné d’un document de travail sur les obstacles au marché intérieur, liste 51 actions-clés, autour de trois grands thèmes: les entreprises, les citoyens et le partenariat avec les parties prenantes.
Bon nombre des mesures détaillées dans la communication sont déjà au coeur du Small Business Act adopté par les 27 en décembre 2008: la simplification de la législation, la mise en place de meilleures études d’impact, la normalisation des procédures et le respect du principe « penser petit d’abord »…
Le document insiste également sur l’importance de la mise en place d’un brevet européen et d'une juridiction unifiée pour ces brevets. Les propositions formulées par Michel Barnier en juillet 2010 pour trouver une solution au problème de la traduction des brevets fait cependant l’objet de contestations du Parlement européen et de certains Etats membres. La Cour de justice de l’Union européenne doit rendre son avis sur la mise en place d’une juridiction unique.
L’existence de 27 systèmes fiscaux différents crée des «distorsions entre les marchés et est très difficile à gérer d’un point de vue administratif», indique le projet de communication. Pour y remédier, le texte suggère d’améliorer la coordination des politiques fiscales. Le commissaire à la Fiscalité, Algirdas Semeta, devrait également satisfaire une vieille revendication des entreprises en proposant, en 2011, une directive sur l’assiette commune consolidée pour l'impôt sur les sociétés. Une nouvelle stratégie sur le système de TVA devrait également voir le jour en 2011.
Le Single market act reprend également l’idée portée par la ministre de l’Economie Christine Lagarde de créer des règles spécifiques pour permettre un meilleur accès des PME aux marchés boursiers par le biais d’un « réseau de bourses régionales ».
Dans un second volet, la Commission européenne se concentre sur rôle du marché unique envers les 500 millions de citoyens européens. Les services de Michel Barnier estiment aussi que les citoyens européens doivent «bénéficier pleinement» du marché intérieur. La direction générale des consommateurs n’a cependant semble-t-il pas joué un grand rôle dans la préparation de ce document.
Contexte
Le Marché unique et ses quatre libertés de circulation -biens, services, personnes et capital- constitue l'un des principaux avantages compétitifs de l’Europe. Les progrès sur ce marché unique ont pourtant stagné récemment et les milieux d’affaires font pression pour que le potentiel européen soit mieux exploité.
En octobre 2009, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a chargé l'ancien Commissaire européen Mario Monti de préparer un rapport sur l’avenir du marché unique. En lui conférant ce mandat, M. Barroso a expliqué que la crise avait montré une forte tentation de faire reculer le marché unique et de trouver refuge dans des formes de nationalisme économique.
Le rapport sur le marché unique intervient alors que la nouvelle stratégie communautaire, dite Europe 2020, se met en place. Cette stratégie, présentée en février, place l’innovation et la croissance verte au cœur de ses plans pour la compétitivité, mais nécessitera un meilleur encadrement pour réussir, là où l’Agenda de Lisbonne a échoué. Le rapport Monti a été présenté en mai et a exhorté l’UE à remettre le marché unique « sur les rails ».




Réactions
beriac (non vérifié), le 03/09/2010
ce sont des propositions ségrégationistes de fait, elles exclut tous les européens qui ne peuvent accéder à la liberté d'achat et celle de circulation des personnes, par manque de moyens civils.
Rien sur l'économie sociale qui est un puissant levier pour penser relancer "localement" les petites régions européennes en "pensant petit" : c'est à dire faire accéder plus de 300 millions d'européens dont les budgets sont paupérisés par la crise financière et banquaire.
Loup Besmond de Senneville, le 03/09/2010
Bonjour,
Je vous invite à consulter le document de la Commission en entier. Page 7, vous trouverez notamment la mention d’une “Social business initiative”.
Cordialement,
beriac (non vérifié), le 03/09/2010
comment consulter ce document ?
d'autre part il est certain que la masse de capitaux investit dans la crise financière et banquaire n'a eu aucune retombée sur la part de l'économie sociale, les centaines de millairds sont absorbés par la volatilité du marché vers des profits opaques. Pourquoi ne pas créer autant de milliards dans une injection directe vers les exclus du marché combien sont ils ? 250 millions d'européens, 300, 450 privé de la liberté d'achat et de voyager du fait de la paupérisation politiquement entretenue ? qui peut le dire ? s'attaquer aux libertés , en faisant croire qu'audessous de 1500 euros parmoi, ceux qui le prétendent sont incapables de se gérer avec moins de 1500 euros par jour pour leur dépenses personnelles, à partir de quel seuil peut on "jouir d'une liberté" d'achat et de circulation ?
MANIFESTE POUR UNE ECONOMIE DURABLE
VIVRE AVEC 15 000 € PAR MOIS ?
Si vous estimez qu’il est possible de vivre décemment avec 15 000 €/mois, alors , en interdisant à quiconque de gagner plus, et en mettant l’argent récolté dans le pot commun :
la « crise » que nous vivons est résolue
le financement des retraites (à 55 ans) est résolu
le financement de la sécurité sociale est résolu
le financement de l’éducation et de la recherche est résolu
les services publics sont renforcés
la faim dans le monde est résolue
la précarité est résolue
les pollutions de toutes sortes sont résolues
la destruction des forêts est résolue
la destruction de la biodiversité terrestre et maritime est résolue
la spoliation des terres cultivables est résolue, etc…
POURQUOI ?
Parce que l’origine de TOUS les problèmes majeurs sur cette planète est l’AVIDITE des associaux au détriment du plus grand nombre et le refus de partager les richesses. Parce que l’avidité n’existe en l’homme que pour combler un VIDE. Parce que le partage avec les autres comble ce vide, alors que la consommation effrénée pour soi l’accroît. Parce que les richesses ainsi libérées permettraient de faire les recherches indispensables pour développer des énergies et des modes de production non polluants et équitables, et de redonner à chacun la possibilité de s’inscrire dans la société de façon créative et satisfaisante.
COMMENT ?
Nous, des citoyens européens , affirmons que :
TOUT PEUT ETRE RESOLU en LIMITANT
les revenus* par habitant et par mois INFERIEURS A 1500 €
les revenus* par habitant et par mois SUPERIEURS à 15 000 €
* tous revenus compris (salaires, actions, loyers perçus, pensions, etc..)
· TOUT DOIT ETRE RESOLU par l’ACTION DES CITOYENS
Le système est en bout de course et la solution ne viendra pas des politiques livrés à eux-même: ils la connaissent mais ne veulent pas la mettre en œuvre. Au nom de la démocratie, ils refusent d’interdire les privilèges, privant ainsi l’énorme majorité d’une vie décente.
· TOUT PEUT ETRE RESOLU en CESSANT DE CROIRE que nous sommes des VICTIMES et n’avons pas le pouvoir de changer les choses
· TOUT PEUT ETRE RESOLU si nous sommes des MILLIONS, à l’échelle de l'Europe, à POSER CETTE SEULE INTERDICTION : pas moins de 1500 €, pas plus de 15000 € par mois pour chacun. EXIGEONS (en tant que citoyens(nes) ou militants(tes) que tous les mouvements politiques intègrent dans leur programme ce principe de base !
REALISME ?
Si les européens parviennent à monter ce fonctionnement en Europe, aucun peuple ne voudra être de reste.
Imposer un fonctionnement juste et équitable n’est pas une « atteinte à la démocratie ». Ce qui l’atteint, ce sont les associaux destinés à nous faire croire que les mesures actuelles sont la démocratie. Dévoiler les antisociaux est réaliste, tout sera dans cette économie durable.
RIEN, sinon les associaux, ne s’opposeront objectivement à la mise en œuvre d’une telle durabilité économique.
Sa réalisation remettrait toutefois en cause des systèmes beaucoup plus complexes mais qui ne sont d’AUCUNE utilité aux citoyens seulement désireux de vivre décemment, c'est-à-dire l’immense majorité.
« Ies représentants européens ne voudront jamais le faire » ? Bien entendu !... peut être, Mais si les européens le veulent, cela se fera. Non pas parce que cela est la « solution » à tous les problèmes de l’europe, mais parce que si les européens OSENT exiger une seule chose qui remet en question ce système, si nous insistons de manière déterminée, alors rien ne pourra s’y opposer.
Loup Besmond de Senneville, le 03/09/2010
Vous pouvez consulter ce document en suivant ce lien: http://www.euractiv.fr/sites/default/files/projet_sma_communication.pdf
jcd (non vérifié), le 06/09/2010
Exact.
Robert Bidochon (non vérifié), le 03/09/2010
Bonjour : vous écrivez : "Avec ces propositions directement destinés aux citoyens, le Single market act s’inspire notamment du rapport d’Alain Lamassoure, publié fin juin 2008, sur «L’Europe des citoyens».
La Communication devrait être présentée le 6 octobre et le projet de “Single Market Act” d’ici la fin de l’année 2010. "
Clémentine Forissier et p Besmond de Senneville avec Gary Finnegan (EurActiv.com)
Si cette communcation et les docs préparatoires ne sont publiés qu'en anglais, la commission aura du mal à intéresser les citoyens européens, à part les anglais dont vous avez vu qu'ils ne prennent même plus la peine d'apprendre une 2ème langue, puisque le snobisme général et de tout publier en anglais et développer le franglais. Il existe de très nombreux salariés français dans des entreprises françaises qui n'esportent pas dont le poste est défini par le terme "manager". Ca fait super bien. Le rapport Stigilitz, commandé par l'Elysée, sur un site français, est resté très longtemps en anglais; Actuellement, sur ce site , on trouve neuf documents en anglais et un en français. Pourtant le budget de l'Elysée permet de financer des traducteurs...
Dans le passé, les documents préparatoires européens étaient toujours publiés en langue frnaçaise, et en temps réel.
Vous n'y êtes strictement pour rien, mais faites passer le message. Monsieur et Madame Bidochon, pourtant pro-européens,, demeurant en banlieue parisienne, ne peuvent pas lire le texte de Monsieur BARNIER, qui, pourtant, s'adresse à eux....
Cordialement
Robert Bidochon
Anonyme (non vérifié), le 03/09/2010
"Robert", c'est une fuite, donc un document de travail interne! Vous pensez bien que le document final, qui sera public, sera dans toutes les langues.
jcd (non vérifié), le 06/09/2010
pas si sûr... les traductions sont de plus en plus tardives...
Robert Bidochon (non vérifié), le 06/09/2010
Oui, mais vous savez comme moi que les fuites sont savamment organisées. Les Autorités européennes ont un mnimu de savoir faire en matière de confidentialité, de communication, et... de fuites.(Tout comme notre gouvernement, d'ailleur !).
Je maintiens que cette façon de faire est inégale. C'est un détail parmi d'autres, certes, mais vous savez aussi que le rapport ATTALI montre que le grand problème des gagnants et des perdants de notre époque est et sera de plus en plus l'accès à l'information fiable et en temps réel.
En ajoutant la barrière de la langue, on accentue cette difficulté.
Cordialement à vous
Robert BIDOCHON
Anonyme (non vérifié), le 06/09/2010
Pourquoi accorder tant d'importance à la langue Française? La langue Française telle que vous l'imaginez n'est plus parlée en France. Le vocabulaire du Français moyen est proche de 1000 mots (il en faut 2000 pour lire un journal) et l'orthographe et la grammaire sont massacrées à longueur de forums et de SMS. Même à la TV et radio les locuteurs professionnels (les speakers ;-) ) ne savent plus comment conjuguer au pluriel certains noms communs.
Par ailleurs bien que né en France, je n'ai pas une expérience heureuse du Français, j'ai redoublé mon CM2 car j'avais un vocabulaire beaucoup plus riche que celui de l'instituteur. Vive l'école égalitaire et éprise de justice de la République!
Je suis aussi né dans une région de France Métropolitaine où les gens parlaient deux langues et clairement la langue Française c'était celle des élites, pas celle du peuple.
Je préfère de loin une langue qui me donne accès à toute la littérature scientifique plutôt que me cantonner dans ce qui n'est qu'un ghetto en devenir. Par ailleurs je m'essaye à une langue non Indo Européenne.
jcd (non vérifié), le 06/09/2010
"langue française" se contente de la minuscule. Et l'anglais ne donne absolument pas l'accès à "toute" la littérature scientifique, spécialement mais pas uniquement loin s'en faut, en sciences humaines. Je vous souhaite un grand succès dans l'apprentissage d'une langue de plus, c'est mieux que de croire à l'universalité de l'anglais !
saviello frédéric (non vérifié), le 27/10/2010
en espérant que ces mesures ne tireront pas vers le bas le social à la française (quoique ces derniers temps un certain nicolas nivelle tout par le bas) et alignerons les autres pays sur nous et non le contraire.
j'espère que les autres commissaires verrons d'un bon oeil ce ""single market act"' et de rappeler à l'ensemble des acteurs l'article 2 du traité de Rome :
La Communauté a pour mission, par l'établissement d'un marché commun, d'une Union économique et monétaire et par la mise en œuvre des politiques ou des actions communes visées aux articles 3 et 4, de promouvoir dans l'ensemble de la Communauté un développement harmonieux, équilibré et durable des activités économiques, un niveau d'emploi et de protection sociale élevé, l'égalité entre les hommes et les femmes, une croissance durable et non inflationniste, un haut degré de compétitivité et de convergence des performances économiques, un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement, le relèvement du niveau et de la qualité de vie, la cohésion économique et sociale et la solidarité entre les États membres.
alors qu'aujourd'hui la totalité des termes de cet article sont bafoués, piétinés, que ce soit par les politiques ou les entreprises européennes
si vous voulez des européens bien dans leur "baskets" il faudrait remettre les pendules à l'heure.
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