Après la France et l'Allemagne, le président du Conseil européen a adressé aux Etats des propositions en vue du sommet du 9 décembre. Il plaide pour une "Union économique".

© Conseil européen
Revue de presse
L'ébullition se fait sentir en Europe à la veille du Conseil. Après les propositions du couple franco-allemand lundi 5 décembre, l'Union européenne vient à son tour de présenter un énième plan de sortie de crise.
Dans un texte adressé mardi 6 décembre aux Etats, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, de la Commission José Manuel Barroso et de l'eurogroupe Jean-Claude Juncker présentent un plan fondé sur de profondes réformes structurelles, la perspective d'une union budgétaire à terme et des mécanismes d'assistance renforcés.
Deux voies possibles
S'il intègre certains éléments du plan franco-allemand, notamment sur la discipline budgétaire et le mécanisme européen de stabilité, le rapport va plus loin et propose deux scénarios de sortie de crise.
La première voie consisterait à réviser des protocoles du traité et de la législation secondaire, qui ne nécessiterait pas de ratification des Parlements nationaux. Le deuxième scénario propose une réforme plus fondamentale des traités, qui prendrait entre 12 et 18 mois.
Pour aller plus loin dans l'intégration économique et budgétaire, le document envisage le recours au mécanisme des "coopérations renforcées" pour permettre à la zone euro d'intégrer davantage les politiques fiscales et sociales de ses Etats. Herman Van Rompuy laisse également la porte ouverte à la création d'euro-obligations.
Le texte propose par ailleurs de revoir en profondeur les mécanismes d'assistance financière dont la zone euro s'est dotée depuis mai 2010.
Trouble-fête britannique
A la veille du Conseil, le premier ministre britannique David Cameron a d'ores et déjà prévenu qu'il ne signerait pas un traité qui ne garantirait pas les intérêts de la Grande-Bretagne.
Dans une tribune publiée par le Times le 7 décembre, il juge qu'une modification des traités à 27 serait la "voie la plus crédible pour pousser l'Europe en avant", et qu'il est dans l'intérêt britannique "de régler le problème de la zone euro", qui affecte l'économie de son pays.
Le Premier ministre a par ailleurs estimé qu'un simple traité ne suffirait pas à sauver la monnaie unique. Il faut "traiter le problème de la compétitivité, du déficit, et prendre des actions pour convaincre les marchés", a-t-il souligné.






Réactions
dominique (non vérifié), le 08/12/2011
Une question bête: Mr Van Rompuy et ses co-signataires ont-ils si peur du Parlement Européen qu'ils n'osent plus lui écrire?
Bel exemple pour les chefs d'Etat qui ne veulent pas entendre parler du PE...
Au moment où le PE est devenu puissant par la vertu du Traité de Lisbonne, ces messieurs trouillottent ou finalement ont un mépris total pour les Eurodéputés qui ont été élus démocratiquement.
Bien des gens se posent la question de la panne de l'Europe, ne vient elle pas du mépris que les autorités européennes ont pour le PE ?
En plus Cameron, du pays champion de l'opting out, qui vient faire la leçon, ça devient tragiquement risible.
Il est temps que le PE reprenne laplace qui lui est donnée par Lisbonne ,qu'il reprenne les choses en mains et qu'on en arrive enfin aux Etats Unis d'Europe que l'Union des Federalistes Européens (UEF) défend avec vigueur (allez voir leur site ...) et que souhaitent un très grand nombre de députés européens.
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